Mercredi 29 avril 2009

Je sais ce que vous pensez « pas de nouvelles depuis janvier 2008, encore un blog à l’abandon », eh ben non.

La vie est ainsi faite que parfois même ce qui vous passionne est relégué au second plan tout occupé que vous êtes à faire vivre le quotidien. Et le quotidien parfois c’est prenant, fatigant. Alors on gère ses priorités, on survit en quelque sorte, on se raccroche aux branches. Le problème c’est qu’elles sont parfois un peu creuses, pas très fiables voir même pré-sciées par soi-même … Mais je m’égare !
J’ai préféré le guidon au clavier pour mes moments de loisir et encore j’ai l’impression de n’avoir pas beaucoup roulé. En tout cas plus de kilomètres utilitaires qu’auparavant à mon grand regret. C’est comme çà. Bien content de rouler quand même.


Mais venons-en à nos moutons. Malgré ce manque de temps est revenue l’envie d’avoir un café racer, Un beau sur base BMW bien sur. Ceux qui savent diront que j’avais acheté la rouge pour çà. C’est vrai. Le truc c’est qu’elle est tellement nickel que je n’ai jamais put me résoudre à tailler dans le vif. Et puis avec son look de R90S elle me plait bien comme çà.

Un café racer donc mais pas un de ceux trop travaillés qu’on peut voir parfois. Certes bien finis mais pas toujours très authentiques. A bien y regarder c’est fou le nombre de tendances différentes qu’on peut trouver dans un genre pourtant déjà bien délimité à savoir le café racer BMW à 2 soupapes.


Il y a ceux dont les bracelets ont été jetés sur un malentendu au guidon d’une pauvre bécane qui vient de se faire scier l’arrière train en vue de faire prendre la greffe d’une improbable selle racing dénichée un lendemain de beuverie dans une bourse outre départementale alors même que le mal de cheveux du bricoleur en herbe ne lui permet qu’un très relatif sens du design !

C’est d’ailleurs plus où moins le crime dont je m’étais rendu coupable sur ma 1ère moto même si étant peu endurant pour la chose alcoolique je n’avais pas trouvé de selle adéquat et donc pas découpé la boucle arrière. Grand bien m’en fit au moment de revendre le brélon.


A l’inverse on a tous un jour admiré la machine d’un gars sorti de nulle part, tourneur fraiseur de métier, mécanicien de formation et soudeur par passion. Mais si voyons, ce racer dont la moindre pièce usinée ne déparerait pas dans un musée d’art moderne. Il y a d’ailleurs une variante de ce style qui consiste à barder sa monture de pièces pour le moins anachroniques : caches culbus carbone,  pots sous la selle façon 916, commandes reculées usinées à la NASA, selle de GSX-R etc. Vous dites ? Tous les goûts sont dans la nature. C’est vrai …


Bref j’avais toujours en tête de rouler en racer mais un manque de conviction avait jusque là retardé mon passage à l’acte. C’est ma visite dominicale à la course de côte de Chanteloup les Vignes qui me remit le pied à l’étrier en quelque sorte. J’y ai croisé çà

et ce fut comme une sorte de révélation. Tel Bernadette Soubirous est apparut sous mes yeux ébahis l’objet de ma quête. Un flat vintage dans son jus racerisé à un temps ou le carbone ne se trouvait que dans les mines de crayon et le titane dans la carlingue du Spoutnik fraichement orbitalisé. Un truc authentique quoi. Sans fioritures et portant les stigmates du temps passé.



Fort de ma nouvelle certitude je me suis mis à tâter le marché. J’ai put constater que le flat d’antan est toujours surcoté et que trouver une machine en état correct à un bon prix relève un peu du parcours du combattant … Qu’importe. J’avais du temps devant moi et je savais ce que je voulais. Le but étant que le budget pièces soit le plus léger possible vu que je visais un truc fait maison avec des morceaux de récupération plus où moins adaptés. En tout cas pas de recours systématique à un quelconque catalogue de pièces dorées à l’or fin.

Donc pour faire court je voulais une série 2, 5 où 6, complète, tournante, dans son jus et pas cher pour en faire la bécane de mes rêves.


Après plusieurs mois sur le net je commençais à me dire que la tâche était plus ardue qu’il n’y paraissait. Je suis alors tombé sur la perle rare, la trouvaille qui vous fait dire que la chance existe vraiment ! J’ai nommé une R75/6 de 1976 caférisée sur un cahier des charges identique au mien, qui plus est avec un bon stock de pièces et surtout celles permettant de remettre la moto en configuration d’origine au besoin. Ne vous fiez pas au badge du bloc, il s’agit bien d’une 750 et non d’une 600.


La cerise sur le gâteau étant que j’ai obtenu le tout pour le prix d’une bécane identique mais non racerisée et sans pièces d’avance. Le seul écueil était que j’allais de nouveau avoir à faire une importation vu que la belle se trouvait à Liège, chez nos amis belges donc. Soit dit en passant cela me faisais plaisir d’aller chercher l’objet de mes convoitises au pays de la Jupiler que j’ai beaucoup pratiqué dans une autre vie, le pays pas la bière hein !


C’est donc par un samedi ensoleillé que la voiture de tonton attelé de la remorque Kiloutou nous a conduit chez les mangeurs de boulettes lapin. Petit coucou à Michelle, Lucie, Maud, Bruno, Olivier, Kiki, Fabian, Pipo, si vous me lisez merci pour tout !

Transaction idéale et sans soucis avec un vendeur maniaque et passionné. Au retour j’avais un peu de mal à garder mes yeux sur la route plutôt que dans le rétro à admirer ma nouvelle acquisition. A peine 8h aller / retour, ce fut une affaire rondement menée et la orange était dans le garage pour la fin d’après-midi.      


Je ne me privais alors pas pour la détailler. Ligne générale conforme à ma vision du racer, peinture nickel si ce n’est une bonne « gratte » sur le réservoir, bracelets Tommaselli de rigueur, fourche de série 7 à double disque avec jante Akront. Il n’y a que le feu arrière trop brillant à mon goût et son support trop souple qui seront avantageusement remplacés par un bout d’alu strié et un petit feu tomate qui trainaient dans le garage.


Il m’aura juste fallut délester mon portefeuille de 170 € pour le dossier d’importation, 47 € pour la CG et 25 € pour l’assurance collection avant d’aller faire un tour pour de vrai. Je l’avais bien essayé sur le parking en Belgique mais rien de vraiment transcendant. Verdict, tout fonctionne, la selle est en bois mais ce n’est pas grave vu qu’on ne fera pas le tour du monde ensemble et le sourire est au rendez-vous. Il y a bien la fourche qui ne coulisse pas trop bien mais après renseignement pris le vendeur ne s’en était même pas aperçu. C’est vrai que ça ne gêne pas outre mesure et ça attendra. Les plaquettes sont neuves mais un petit réglage des étriers leur a fait du bien vu que le disque de gauche frottait un peu de trop.


Les niveaux sont OK et les fluides ont l’air récents alors ça ira bien. En revanche il va falloir que je me fende d’un bon réglage général car la moto en a bien besoin. Le filtre à air a dut faire plusieurs fois le tour du compteur tout comme les bougies. Ils seront avantageusement changés pour du neuf. L’ensemble fonctionne quand même et je ne me prive pas de faire quelques ballades. Succès garanti à son guidon ! Il faut dire que c’est quand même un truc assez improbable pour le néophyte lambda. La couleur participe aussi au fait que je ne passe pas inaperçu tout comme le bruit. Les flutes ne hurlent pas mais la mélodie est sympa et vivante. Il faut cependant rester aux aguets  et passer le rapport supérieur  quand le képi pointe à l’horizon, ça me rappelle les pots de détente de mes Vespa des grandes années ! Il est par contre évident pour moi que l’usage de cette moto sera régional voir même local car la rouge où la noire sont bien mieux adaptées au voyage.


Pour le reste tout baigne et quel plaisir de se retrouver au feu à côté de pétoires streetfighterisées et de lire l’incompréhension dans les yeux de leur pilotes : « Oh, elle est d’quelle année ta bécane ? C’est  la couleur d’origine ? » Ca sent la flambe aux terrasses de café avec les beaux jours qui reviennent.


Je vous vois venir, frimeur que vous pensez ? Et alors, vous feriez quoi à ma place avec une bécane comme çà ? Vous n’auriez pas envie de la montrer ?


Les photos de cet article plus quelques autres en qualité initiale ici :

http://minilien.com/?UVZdYDz2Em

   

Par David - Publié dans : La vie de ma R75/6
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Mercredi 23 janvier 2008
undefined Pour ceux qui suivent un tant soit peu ce qui se passe ici vous avez certainement noté que je possède 2 motos et que si je devais en revendre une ce ne serait pas la rouge. C’est donc la 1150 qui a fait ses valises il y a quelques mois non sans un petit pincement au cœur. On se connaissait depuis presque 6 ans pendant lesquels nous avons filé le parfait amour sur de nombreuses routes vers divers horizons. Voilà comment c’est arrivé.
Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que BMW fasse ce qu’il fallait pour qu’elle perde de sa superbe au profit de l’antéchrist, j’ai nommé la R1200R. Cette 1150 qui m’avait paru si moderne à sa sortie avec son design si particulier venait de prendre un coup de vieux. Comme cela ne suffisait pas il a fallut que j’aille me rendre compte sur roues de quoi il retournait vraiment. C’est donc par un chouette samedi ensoleillé que j’ai posé mes fesses sur cette machine subversive. Instantanément j’ai été surpris par la position « conduite vélo » qui s’enclenche dès que le compteur indique 10km/h. Exactement dans les mêmes proportions que lorsque j’avais essayé la 1150 à sa sortie : un signe. La deuxième constatation fut pour les 20 chevaux de plus dont dispose le moteur et pour son absence d’inertie. Le compte tours s’affole dès la plus petite rotation de la poignée ! J’en vois dans le fond qui rigolent habitués qu’ils sont des 4 cylindres aux régimes maxi à 5 chiffres. Et bien oui, ce nouveau flat prend vite ses tours sans pour autant se transformer en mixer.
undefined Cette vivacité ajoutée aux kilos gagnés de toute part fait de cette nouvelle èRe l’avantageuse descendante de la 1150. Justement je me posais la question du devenir de cette 1150 qui venait juste de passer la barre des 50000 km. Elle était encore dans un très bel état mais n’allait pas tarder à atteindre le point de non retour, celui où l’on trouve que le prix de revente devient ridiculement bas en comparaison du chèque laissé chez le concessionnaire en son temps. A ce stade 2 solutions : soit je gardais la moto qui pouvait encore faire de nombreux kilomètres vu que je l’ai connut toute petite et jamais bousculée, soit je devais vendre. C’est ce que j’ai fait vu que la banque était d’accord et que la 1200 me faisait de l’œil.
undefined C’est donc en mai (ah le joli mois de mai …) que la 1200 mettait pour la première fois ses roues dans le garage après 4 semaines d’attente fiévreuse. Le printemps puis l’été et enfin les vacances au Portugal font qu’en ce début d’année la 1200 à 10000 km et qu’il est temps de faire un point sur notre relation. Je vous passe les points forts de cette moto qui ont été abondamment décrit dans votre presse moto favorite : agilité, couple, puissance, vivacité, polyvalence … Tout cela est absolument vérifié et je ne reviendrai pas dessus, les roadsters BMW ont ce côté couteau suisse qui me plait bien. Je préfère vous détailler ce qui change par rapport à la 1150 et que les essayeurs n’ont pas toujours vu où voulu voir.

Le truc qui m’a déplu d’emblée à la première balade c’est le guidon très basculé sur l’avant. Il est tellement vertical qu’on se croirait sur un énorme BMX ! Même le chef d’atelier n’a pas voulu le ramener un peu lorsque je suis allé chercher la moto sous prétexte que le « réglage est fait en usine et qu’il n’est pas bon de le modifier » ! Je fais 1m78 et ce fameux réglage m’obligeait à conduire avec les bras bien tendus si je ne voulais pas trop basculer sur l’avant. Arrivé à la maison j’ai sorti les torx pour y remédier. Cette histoire de guidon avait presque fait diversion pour la selle. 
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Confortable sur la 1150 mais avec un revêtement moyennement costaud alors que celle de la 1200 est dure mais recouverte d’un plastique bien plus solide et antidérapant. Bref je préférai le confort de l’ancienne plus adapté au longues chevauchées … Une fois bien campé sur les noyaux de pêches avec les cornes de vaches entre les mains il faut bien reconnaitre que le bloc compteurs a perdu de son sobre classicisme. Au revoir les cadrans ronds et la batterie de voyants à l’ancienne, bonjour le plastoque noir et l’écran LCD. Ce que l’on gagne en infos grâce à l’ordinateur on le perd en esthétique. Bref. De même en y regardant de plus près on constate que le verre de phare n’est plus en verre mais en polycarbonate, en plastaga quoi. Aucune différence à l’utilisation mais c’est un peu moins authentique.
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Au premier roulage sous la pluie force est de constater que le dessous de selle n’est pas étanche. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire la batterie est bardée de boue ainsi que l’intérieur des flancs de carénage et l’avant de la selle. Proprement (si je puis dire) inadmissible sur une moto avec ce niveau de finition. La seule solution pour y remédier est de rajouter un garde boue arrière. Il faut par contre le choisir ailleurs que chez BMW car le seul proposé est en carbone et a un prix inversement proportionnel à sa taille ! Pour ma part c’est chez Hornig que j’ai trouvé mon bonheur. Il est assez long pour protéger également l’amorto et son design s’intègre bien avec celui de la moto. Il n’y a pas non plus d’espace de rangement sous la selle. Celui de la 1150 n’était pas top mais il avait au moins le mérite d’exister. Il faut réfléchir avant de pouvoir y glisser la bombe anti crevaison la clé pour le bouchon d’huile et l’embryon de trousse à outils. Il ne faut pas espérer pouvoir y caser un antivol. Heureusement la boucle arrière de cadre offre quelques tubes apparents permettant de fixer un support de U comme on en trouve chez Carfy où Dady. Ce serait quand même dommage de ne pas pouvoir attacher sa moto toute neuve !
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C’est également sous la selle que se trouve la molette de réglage de l’amorto arrière quand l’option ESA (suspension arrière réglable au guidon) n’a pas été choisie. C’est assez moyennement pratique quand vient le temps de faire un petit réglage juste avant de partir.
A l’avant c’est le cache radiateur qui a été un peu bâclé. BMW a du faire appel à un designer du soleil levant tant la forme semble tout droit sortie d’un manga. On a beau se dire que les appendices latéraux pointus doivent servir à rabattre le flux d’air ils n’en sont pas moins moche !
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Le béquillage sur la centrale est facile, sauf si l’on ne prend pas l’option béquille centrale ( !?!), mais contrairement à la 1150 la 1200 n’est pas équilibrée à ce niveau. Avec la 1150, le réservoir plein et la moto sur la centrale les 2 roues ne touchaient plus le sol sur terrain plat. Ca n’a l’air de rien mais c’est bien pratique le jour ou l’envie vous prends de démonter une roue. Avec la 1200 pas de soucis pour la roue arrière mais pour l’avant il va falloir caler l’ensemble. Heureusement c’est le pneu arrière que vous changerez en premier si comme moi on vous a collé les très bon mais peu endurant Metz 4 en première monte. Ces pneus offre un très bon niveau de grip mais en contrepartie l’arrière est nase à 5000 km. Je lui ai préféré un Michelin Pilot road2 bigomme qui affiche à ce jour le même kilométrage avec une usure à peine visible et une adhérence similaire.
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Au chapitre des reproches il faut bien ajouter celui du carburant qui ne semble avoir interpellé personne dans tous les essais que j’ai put lire. BMW oblige à tourner au SP98 si l’on veut profiter de toute la puissance du moteur. Même si la consommation en baisse d’environ 1 litre par rapport à la 1150 est un plus pour l’environnement il n’en va pas de même pour le porte monnaie. L’avantage pécunier de cette moindre conso est largement effacé par le prix plus élevé du SP98. En parallèle ce nouveau flat ne bouffe pas d’huile et je n’ai strictement rien ajouté entre la révision des 1000 et celle des 10000.
Les protections plastiques de cylindres sont carrément inefficaces en cas de chute même à 20 km/h. Ils sont faits d’une matière assez dure qui se désintègre littéralement au contact du sol. J’ai expérimenté la chose et heureusement que les caches culbus sont plus résistants.
Pour en finir avec les critiques certains trouvent que le nouveau design du telélever est moins réussi que celui de la 1150 et que le démarreur aurait bien besoin d’un cache. Cela est assez subjectif et chacun saura se faire son propre avis.
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N’allez pas vous imaginer que je regrette mon achat après ce que vous venez de lire, bien au contraire ! Si cette nouvelle R1200R affiche quelques défauts elle la digne héritière des 1100 et 1150. Le châssis est sans faille même chargé, le moteur fait preuve d’une énergie et d’une vivacité inconnues jusque là et la bagagerie voit sa contenance augmenter sensiblement. Le freinage est hyper efficace et l’ABS procure toujours ce sentiment de sécurité. Le dessin de la moto est très réussi et l’ensemble est d’une finesse dont ne peut se prévaloir la 1150. Cerise sur le gâteau, le silencieux Akrapovic donne un bon petit caractère à cette moto qui manquait cruellement à ma 1150.
Vous pouvez retrouver les photos de cet article dans leur qualité initiale ici http://minilien.com/?u94BbQgqKn

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Par David - Publié dans : Essais, avis
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