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12 novembre 2005 6 12 /11 /novembre /2005 00:00
MOTO GUZZI
 
 
 
Chez Moto Guzzi ils ne font rien comme tout le monde. Le twin dépasse de partout, et l’usine est située dans un petit village on ne peut plus … touristique !
 
Là ou d’autres nous font d’insignifiants blocs de tôles de bardages au fin fond de zones industrielles grises et pluvieuses, Guzzi possède une usine qui fleure bon le vécu et la légende. Facile me direz vous puisqu’à l’époque ou a été construit cette usine (ne me demandez pas je ne sais plus) les tôles de bardages n’existaient pas, pas plus que les zones industrielles, OK. N’empêche que Guzzi aurait put abattre tout ça pour quelque chose de plus fonctionnel comme on dit aujourd’hui. Que nenni. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’usine historique se situe donc dans le petit village de Mandello del LLario sur les bords du lac de Côme, j’insiste mais ça a une autre gueule que «  ZI n°3 travée 18 rue de la poupée qui tousse à Trifouillis les Moulineaux » !  
Mandello donc, petit village charmant et très calme en ce mois de septembre. On dirait un petit coin hors du temps, tout y est esthétique et plein de charme créant un réel contraste avec cette Italie du nord qui abrite tant de ces fameuses zones industrielles impersonnelles. 
 
 
Le musée occupe une aile de l’usine donc il faut passer par la grande porte rouge coulissante pour y entrer. J’aurais bien été visiter les chaînes de montage mais malheureusement ce n’est pas possible. A l’intérieur l’aménagement est assez austère mais finalement bien en accord avec les machines présentées. L’ambiance fleure bon l’histoire …
 
 
Vous pouvez profiter des commentaires d’un guide très sympa qui est un ancien employé de l’usine en retraite. Il parle en italien (très couleur locale) et on arrive un peu à comprendre même si l’on ne le parle pas. Comme il est très coopératif et connaît quelques mots d’anglais on arrive à communiquer.
 
 
 
De très beau modèles sont présentés et notamment un exemplaire de la toute première création Moto Guzzi (1921 je crois). Au dire de notre guide il n’en existerait que deux au monde ! Beaucoup de motos marquantes et notamment des machines de courses tel que les Gamballunga et la fameuse V8 qui a marquée toutes les mémoires mais ne fit pas la carrière sportive qui lui était promise malgré quelque coup d’éclats.
On trouve également une ex Krajka, pilote bien connu dans l’hexagone qui officie aujourd’hui dans les contrôles techniques de motos lors d’épreuves sportives.
Il y a également un exemplaire de la moto carénée qui servait aux records de vitesse. Quelques motos dans leur jus préparés pour diverses courses participent à l’authenticité des lieux.
Il est d’ailleurs intéressant de constater que les motos exposées sont en très bon état mais n’affichent pas des restaurations « mieux que neuf » comme savent en faire les anglais entre autre. Les moteurs portent encore les traces de leurs utilisations et l’on se demande si les pilotes ne vont pas venir chercher leurs montures pour aller faire un petit chrono ! Même l’odeur d’huile et de vieux cuir qui flotte dans l’air éveille les sens. 
 
Des panneaux relatent l’histoire maison très chargée grâce à de nombreuses photos et documents originaux. Le bureau de Carlo Guzzi a été reconstitué dans sa configuration d’époque qui fut la même durant toutes la présence du patron dans l’usine au dire de notre guide.
 
 
 
On sort de ce musée un peu à contre cœur tant le saut dans le passé est bien réel ! Une petite boutique de souvenirs propose les traditionnels articles : t-shirts, sweats et autre écharpes où mugs siglés de l’aigle maison. Quelques V11 récents ornent cette sortie de musée afin de rappeler que Guzzi c’est un peu comme BMW : le changement dans la continuité !
 
 Au sortir de l’usine et si le temps s’y prête, vous pouvez aller déguster une glace locale en attendant le bac pour Bellagio et ses typiques ruelles escarpées. Le lac est enchâssé au pied des montagnes et le paysage est vraiment grandiose. C’est ici qu’a été tourné une bonne partie de la suite d’Ocean’s Eleven. Les berges sont truffées de petit palais magnifiques, plus où moins dissimulés par la végétation si particulière des lieux. En pleine saison les cinq étoiles sont plein et affichent des tarifs plus que prohibitifs mais en cette fin septembre il est possible de trouver une chambre à un prix correct. C’est quand même mieux pour aller déguster à l’apéro un bout de fromage avec du miel où de la confiture de fraises locale et un bon coup de Chianti, bref trop dure la vie ! 
 
 Votre bon humeur continue au guidon puisqu’en repartant vous ne manquerez pas d’emprunter une de ces routes qui tournicotent à flanc de montagne et offrent des vues grandioses sur les villages en contrebas. Ce n’est qu’en arrivant sur Lecco que vous retrouvez ces zones industrielles qui mettent fin à l’enchantement, un mal nécessaire ? 
 

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