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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 23:13
undefinedPour ceux qui suivent un tant soit peu ce qui se passe ici vous avez certainement noté que je possède 2 motos et que si je devais en revendre une ce ne serait pas la rouge. C’est donc la 1150 qui a fait ses valises il y a quelques mois non sans un petit pincement au cœur. On se connaissait depuis presque 6 ans pendant lesquels nous avons filé le parfait amour sur de nombreuses routes vers divers horizons. Voilà comment c’est arrivé.
Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que BMW fasse ce qu’il fallait pour qu’elle perde de sa superbe au profit de l’antéchrist, j’ai nommé la R1200R. Cette 1150 qui m’avait paru si moderne à sa sortie avec son design si particulier venait de prendre un coup de vieux. Comme cela ne suffisait pas il a fallut que j’aille me rendre compte sur roues de quoi il retournait vraiment. C’est donc par un chouette samedi ensoleillé que j’ai posé mes fesses sur cette machine subversive. Instantanément j’ai été surpris par la position « conduite vélo » qui s’enclenche dès que le compteur indique 10km/h. Exactement dans les mêmes proportions que lorsque j’avais essayé la 1150 à sa sortie : un signe. La deuxième constatation fut pour les 20 chevaux de plus dont dispose le moteur et pour son absence d’inertie. Le compte tours s’affole dès la plus petite rotation de la poignée ! J’en vois dans le fond qui rigolent habitués qu’ils sont des 4 cylindres aux régimes maxi à 5 chiffres. Et bien oui, ce nouveau flat prend vite ses tours sans pour autant se transformer en mixer.
undefinedCette vivacité ajoutée aux kilos gagnés de toute part fait de cette nouvelle èRe l’avantageuse descendante de la 1150. Justement je me posais la question du devenir de cette 1150 qui venait juste de passer la barre des 50000 km. Elle était encore dans un très bel état mais n’allait pas tarder à atteindre le point de non retour, celui où l’on trouve que le prix de revente devient ridiculement bas en comparaison du chèque laissé chez le concessionnaire en son temps. A ce stade 2 solutions : soit je gardais la moto qui pouvait encore faire de nombreux kilomètres vu que je l’ai connut toute petite et jamais bousculée, soit je devais vendre. C’est ce que j’ai fait vu que la banque était d’accord et que la 1200 me faisait de l’œil.
undefinedC’est donc en mai (ah le joli mois de mai …) que la 1200 mettait pour la première fois ses roues dans le garage après 4 semaines d’attente fiévreuse. Le printemps puis l’été et enfin les vacances au Portugal font qu’en ce début d’année la 1200 à 10000 km et qu’il est temps de faire un point sur notre relation. Je vous passe les points forts de cette moto qui ont été abondamment décrit dans votre presse moto favorite : agilité, couple, puissance, vivacité, polyvalence … Tout cela est absolument vérifié et je ne reviendrai pas dessus, les roadsters BMW ont ce côté couteau suisse qui me plait bien. Je préfère vous détailler ce qui change par rapport à la 1150 et que les essayeurs n’ont pas toujours vu où voulu voir.

Le truc qui m’a déplu d’emblée à la première balade c’est le guidon très basculé sur l’avant. Il est tellement vertical qu’on se croirait sur un énorme BMX ! Même le chef d’atelier n’a pas voulu le ramener un peu lorsque je suis allé chercher la moto sous prétexte que le « réglage est fait en usine et qu’il n’est pas bon de le modifier » ! Je fais 1m78 et ce fameux réglage m’obligeait à conduire avec les bras bien tendus si je ne voulais pas trop basculer sur l’avant. Arrivé à la maison j’ai sorti les torx pour y remédier. Cette histoire de guidon avait presque fait diversion pour la selle. 
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Confortable sur la 1150 mais avec un revêtement moyennement costaud alors que celle de la 1200 est dure mais recouverte d’un plastique bien plus solide et antidérapant. Bref je préférai le confort de l’ancienne plus adapté au longues chevauchées … Une fois bien campé sur les noyaux de pêches avec les cornes de vaches entre les mains il faut bien reconnaitre que le bloc compteurs a perdu de son sobre classicisme. Au revoir les cadrans ronds et la batterie de voyants à l’ancienne, bonjour le plastoque noir et l’écran LCD. Ce que l’on gagne en infos grâce à l’ordinateur on le perd en esthétique. Bref. De même en y regardant de plus près on constate que le verre de phare n’est plus en verre mais en polycarbonate, en plastaga quoi. Aucune différence à l’utilisation mais c’est un peu moins authentique.
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Au premier roulage sous la pluie force est de constater que le dessous de selle n’est pas étanche. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire la batterie est bardée de boue ainsi que l’intérieur des flancs de carénage et l’avant de la selle. Proprement (si je puis dire) inadmissible sur une moto avec ce niveau de finition. La seule solution pour y remédier est de rajouter un garde boue arrière. Il faut par contre le choisir ailleurs que chez BMW car le seul proposé est en carbone et a un prix inversement proportionnel à sa taille ! Pour ma part c’est chez Hornig que j’ai trouvé mon bonheur. Il est assez long pour protéger également l’amorto et son design s’intègre bien avec celui de la moto. Il n’y a pas non plus d’espace de rangement sous la selle. Celui de la 1150 n’était pas top mais il avait au moins le mérite d’exister. Il faut réfléchir avant de pouvoir y glisser la bombe anti crevaison la clé pour le bouchon d’huile et l’embryon de trousse à outils. Il ne faut pas espérer pouvoir y caser un antivol. Heureusement la boucle arrière de cadre offre quelques tubes apparents permettant de fixer un support de U comme on en trouve chez Carfy où Dady. Ce serait quand même dommage de ne pas pouvoir attacher sa moto toute neuve !
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C’est également sous la selle que se trouve la molette de réglage de l’amorto arrière quand l’option ESA (suspension arrière réglable au guidon) n’a pas été choisie. C’est assez moyennement pratique quand vient le temps de faire un petit réglage juste avant de partir.
A l’avant c’est le cache radiateur qui a été un peu bâclé. BMW a du faire appel à un designer du soleil levant tant la forme semble tout droit sortie d’un manga. On a beau se dire que les appendices latéraux pointus doivent servir à rabattre le flux d’air ils n’en sont pas moins moche !
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Le béquillage sur la centrale est facile, sauf si l’on ne prend pas l’option béquille centrale ( !?!), mais contrairement à la 1150 la 1200 n’est pas équilibrée à ce niveau. Avec la 1150, le réservoir plein et la moto sur la centrale les 2 roues ne touchaient plus le sol sur terrain plat. Ca n’a l’air de rien mais c’est bien pratique le jour ou l’envie vous prends de démonter une roue. Avec la 1200 pas de soucis pour la roue arrière mais pour l’avant il va falloir caler l’ensemble. Heureusement c’est le pneu arrière que vous changerez en premier si comme moi on vous a collé les très bon mais peu endurant Metz 4 en première monte. Ces pneus offre un très bon niveau de grip mais en contrepartie l’arrière est nase à 5000 km. Je lui ai préféré un Michelin Pilot road2 bigomme qui affiche à ce jour le même kilométrage avec une usure à peine visible et une adhérence similaire.
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Au chapitre des reproches il faut bien ajouter celui du carburant qui ne semble avoir interpellé personne dans tous les essais que j’ai put lire. BMW oblige à tourner au SP98 si l’on veut profiter de toute la puissance du moteur. Même si la consommation en baisse d’environ 1 litre par rapport à la 1150 est un plus pour l’environnement il n’en va pas de même pour le porte monnaie. L’avantage pécunier de cette moindre conso est largement effacé par le prix plus élevé du SP98. En parallèle ce nouveau flat ne bouffe pas d’huile et je n’ai strictement rien ajouté entre la révision des 1000 et celle des 10000.
Les protections plastiques de cylindres sont carrément inefficaces en cas de chute même à 20 km/h. Ils sont faits d’une matière assez dure qui se désintègre littéralement au contact du sol. J’ai expérimenté la chose et heureusement que les caches culbus sont plus résistants.
Pour en finir avec les critiques certains trouvent que le nouveau design du telélever est moins réussi que celui de la 1150 et que le démarreur aurait bien besoin d’un cache. Cela est assez subjectif et chacun saura se faire son propre avis.
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N’allez pas vous imaginer que je regrette mon achat après ce que vous venez de lire, bien au contraire ! Si cette nouvelle R1200R affiche quelques défauts elle la digne héritière des 1100 et 1150. Le châssis est sans faille même chargé, le moteur fait preuve d’une énergie et d’une vivacité inconnues jusque là et la bagagerie voit sa contenance augmenter sensiblement. Le freinage est hyper efficace et l’ABS procure toujours ce sentiment de sécurité. Le dessin de la moto est très réussi et l’ensemble est d’une finesse dont ne peut se prévaloir la 1150. Cerise sur le gâteau, le silencieux Akrapovic donne un bon petit caractère à cette moto qui manquait cruellement à ma 1150.
Vous pouvez retrouver les photos de cet article dans leur qualité initiale ici http://minilien.com/?u94BbQgqKn

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Published by David - dans Essais - avis
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commentaires

robin 03/01/2010 22:11


Bonjour  et bonne année,

Bientôt le 23 janvier 2010, 2 ans après le premier épisode R1200R, une suite peut être ?

++Robin 


David 10/01/2010 18:26


Salut,

Meilleurs voeux à toi aussi ! Pa de remplaçante prévue pour la 1200 qui me satisfait encore pleinement et puis c'est la banques qui va pas être d'accord, pleins d'autres projets cette année !
Bonne route à toi
David