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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 21:39
                        Lâche haine cinématique
 
Il est des interventions mécaniques qui n’ont rien d’urgent mais qui le deviennent dès qu’on l’a décidé. Ca faisait un bon moment que ma boite sifflait et que l’embrayage donnait des signes de patinages intermittents. J’aurais put continuer comme ça encore un bon moment mais les dégâts occasionnés dans une boite par un roulement baladeur m’ont décidés à déposer cette dernière à 78000 km pour une bonne réfection.
L’opération n’est pas compliquée mais oblige à déposer tout un tas de trucs dont on se serait bien passé. Dans l’ordre batterie, porte batterie, filtre à air et son support, coudes plastiques. Il est également impératif de désolidariser les deux carbus des pipes d’admission pour pouvoir les poser sur les culasses et libérer ainsi le passage de la boite. Vous pouvez laisser tous les câbles en place ce qui sera autant de temps de gagné au remontage. Ne pas oublier de déposer le mécanisme de débrayage et la butée, attention car la tige est fragile mais elle peut rester en place si l’on y fait bien gaffe. Les 4 vis d’arbre viennent bien si l’on a des doigts de fées et une bonne aptitude à appuyer sur le frein arrière pendant qu’on les desserre. Une fois les vis de fixation au carter moteur retirées on se croit en vue d’une bonne bière fraîche et l’on se trompe. L’arbre cannelé qui rentre dans l’embrayage oblige à reculer la boite pour la sortir. Elle vient alors buter dans le bras oscillant car il n’y a pas assez de place … Là deux écoles s’affrontent : ceux qui avancent le moteur et ceux qui reculent le bras oscillant. Personnellement je suis du deuxième collège. Il suffit juste de démonter les deux pivots latéraux et d’appeler un pote qui va tirer la roue arrière pendant que vous sortez la boite. A ce stade vérifiez bien que vous avez débranché le témoin de point mort sinon vous allez en arracher les fils dans la précipitation.
 
Après avoir pris beaucoup de renseignements sur la réfection d’une boite de vitesse de série R, j’ai du me rendre à l’évidence que mes compétences limitées en la matière ne serait vraiment pas servies par l’inadéquation de ma caisse à outils. Bref je l’ai déposé chez MotoTechnic Anciennes à Rouen (76) qui me l’a rendue comme neuve pour 500 € comprenant la main d’œuvre, tous les joints et roulements ainsi qu’un pignon qui faisait plutôt la gueule. Ce n’est pas donné mais le boulot est bien fait, le gars sympa bref c’est le prix de la tranquillité. Je me suis réservé l’embrayage dont j’ai commandé le disque chez www.siebenrock.com  Ma R100 est équipé du modèle allégé qu’il est facile de bloquer avec un gros clou tordue fixé à un des goujons de la boite. Comme je souhaite changer le joint spi de volant moteur il va me falloir le déposer. Pour dévisser ses 5 grosses vis j’ai fabriqué une cale avec un fer plat percé de 2 trous pour 2 des BTR. Une fois vissée sur le volant on le fait tourner jusqu’à ce que le fer plat bute sur l’épaulement interne gauche du carter. Ainsi bloqué on peut appliquer la force nécessaire pour enlever les 5 vis, et il en faut. Cliquet, rallonge et douille de qualité bienvenues.  
 
Attention, à ce stade 2 précautions s’imposent. Il faut repérer le montage du volant par rapport à la position des pistons. Pour ma part j’ai marqué l’intérieur d’une vis au talc et sa position sur le volant. Si vous ne le faites pas vous risquez d’avoir les repères de réglage de l’allumage sur le volant qui ne sont plus au bon endroit.
Il faut également caler le vilebrequin car si vous le faites avancer les rondelles de calage peuvent sortir de leurs pions et il vous faudra ouvrir tout le moteur pour les repositionner … Gaffe … Pour ce faire j’ai déposé le carter d’allumage, placé une cale de bois sur l’axe de l’alternateur et fait passer une sangle autour des berceaux du cadre à la même hauteur. Comme ils sont en retrait la sangle serrée repose sur la cale et pousse le vilo vers l’arrière avec assez de force pour qu’il n’avance pas tant que l’on ne tape pas dessus exprès …
Le joint spi vient facilement en perçant et vissant 2 vis à bois diamétralement opposé dans son épaisseur. On tire dessus avec une bonne pince et le tour est joué. Pour déposer la douille restée en place il faut la faire tourner légèrement indépendamment du vilebrequin par petits coups secs de biais sur un des 5 trous avec un jet pas trop dur pour ne pas la marquer. Une fois qu’on a libéré un petit épaulement à l’intérieur il faut y glisser la tête d’un clou de 110 dont la pointe a été recourbée. Cela permettra d’y prendre appui avec un pied de biche et une cale en bois pour protéger le carter. On fait levier plusieurs fois par petite touche sur chaque trous et la douille vient gentiment. Ca fait bricolo mais ça marche nickel, on ne casse rien et on ne s’énerve pas !
Le champ est libre pour mettre un joint torique neuf sur cette douille et la remonter ainsi que le volant avec des vis neuves serrées au couple. Gaffe lors du remontage du bras oscillant, il faut le centrer en utilisant un jeu de cale et en jouant sur les pivots jusqu’à ce que l’écartement avec le cadre soit le même de chaque coté.
 
Dans la foulée j’ai déposé la roue arrière pour en changer les roulements et le couple conique qui s’était vidé de son huile dans le garage pour lui refaire une jeunesse. J’ai ainsi découvert qu’il fallait tout un jeu d’entretoises de calage des roulements pour les régler correctement. Idem pour le couple conique dont la dépose / repose des joints et des roulements nécessite plusieurs outils et un savoir-faire dont je ne dispose pas. Ce coup-là ce sont les gars de www.legendes-motorcycle.com  à Sannois (95) qui m’ont fait le boulot pour 250 € sans les roulements de roues que j’avais déjà mais avec tous les joints et roulements du couple conique. Au remontage de ce dernier j’avais oublié d’acheter le joint papier de jonction avec le bras oscillant. J’en ai taillé un dans un carton de lait et le résultat semble tout aussi étanche que celui d’origine.
Dans le désordre j’ai aussi mis un train de Metzeler 33 neufs et un régulateur électronique, la charge semble s’en trouver améliorée. Après avoir mis de l’huile neuve partout ou il en fallait et bien dégraissé les freins je suis de nouveau sur la route. Et c’est bien le principal !

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commentaires

JJ Jambet 26/10/2008 18:48

bonsoir et bravo pour votre site. Je viens d'acheter un 100TC de 1984. J'ai des soucis de fonctionnement : Ralenti à peu près ok, fonctionnement plutôt bon après 2500-3000, entre les deux, ça cogne ça prend pas de tour, jusqu'au moment où ça y va ! l'allumage est à peu près réglé( calage "main") carbus propres, bougies neuves...Auriez-vous des idées ? Faut-il chiader le réglage au stroboscope ?CordialementJJ jambet

claudio 21/02/2007 11:34

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