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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 23:03
 
Vendredi 13h. Je ne bossais pas ce matin mais j’ai encore trouvé le moyen d’être à la bourre sur mon planning. Décidément ça doit être génétique.
Il fait un soleil de plomb, la BM marche nickel depuis que j’ai arrangé ce connecteur d’allumage qui ne connectait plus grand-chose. Le temps est vraiment idéal et j’attaque la N1 avec un bel enthousiasme. J’ai rendez-vous avec Cyrille dans le 13ème et je dois avouer que ce petit détour parisien n’est pas pour me déplaire, j’ai toujours eu un faible pour la capitale. Il y a bien le périph’ qui me fatigue un peu et même si je l’ai eu beaucoup pratiqué je trouve qu’il n’a pas sa place dans un week end moto comme celui là.
Cyrille me guette depuis la fenêtre de l’appart’ et je me gare rapidement dans la fraîcheur du parking souterrain qui contraste vraiment avec la chaleur de la rue.
Après avoir harnaché sa 90S nous mettons le ,cap vers Magny Cours pour le Bol d’or Classic et la maison familiale pour le gîte … et le couvert. La monotone Francilienne nous permet de rejoindre des routes ou les flats se sentent plus à leurs aises. C’est vraiment un plaisir de rouler dans ces conditions. Les motos ronronnent vers 3500 / 4000 tours dans les 110 à l’heure. Moins ce n’est pas possible et plus pas nécessaire, Zen. La campagne sent bon, les moustiques sont suicidaires et nos gosiers s’assèchent. Petite pause dans un routier qui vaut son pesant de cacahuète pour arranger tout çà.
Le parking est défoncé et je regarde les motos les coudes appuyés sur une table un peu collante essuyée par moult lavettes incertaines. Il ne manque plus qu’une R16 avec bavette et CB plus un vieux Saviem fatigué pour que Max Meynier vienne nous payer un coup ! On est bien sur la N7 vidée de sa substance depuis l’ouverture de l’autoroute.
Retour aux guidons pour des kilomètres qui défilent rapidement. Même si on ne peut pas se parler c’est plus sympa de rouler à plusieurs, en l’occurrence 2. Nous débarquons au circuit pour retirer les entrées. Il n’y a pas grand monde sur place et les hôtesses font preuve d’une intelligence flagrante, suivez mon regard.
De retour en selle nous toisons quelques mecs improbables qui font tout le charme de ce type de manifestation. Petit détour pour profiter des routes de l’arrière pays nivernais. Je ne les pratique pas depuis très longtemps mais elles gagnent à être connues. De vrais routes à moto désertes à souhait parsemées de virolos anti pneus carrés. Après ces 400 km et les croques monsieur à la crème la soirée est plutôt courte. Il nous faut être tôt au circuit pour passer au contrôle technique avant la première série du pilote, mon gars Cyrille.
C’est marrant comme le réveil qui sonne dans ces conditions a presque l’air joyeux ! Café, rayon de soleil, 2 flats dans la campagne, je ne céderai pas ma place facilement.
Le circuit est un peu plus animé que la veille mais on est loin de la frénésie des coupes moto légende et c’est tant mieux. Plus ça va moins je supporte la foule, elle me gâche mon plaisir.
Juste le temps de se jeter un petit noir au bar de l’escadrille avant de se présenter aux sommités du contrôle. Franchement s’il n’y avait pas eu Krajka je les aurai trouvé un peu léger. Cyrille a bien cru se voir refuser l’accès au circuit parce que son accélérateur ne revenait pas correctement. On a quand même put apprendre que sa 90S en Vattier faisait 99db au sonomètre. Le preneur de son nous a confié avoir passé des 2 temps à plus de 120 db la veille.
J’accompagne Cyrille sur la première ligne de la pré grille. C’est marrant mais d’un coup il fait moins le malin au milieu de toutes ces bécanes ! Il y en a certaines dont le niveau de préparation très élevé contraste vraiment avec le fil électrique torsadé qui sécurise la béquille de la 90S … Même pas peur ! De toute façon l’ambiance n’est pas à se regarder le nombril.
A peine le temps de rejoindre la tribune que Cyrille est sur la piste. 1 tour, 2 tours et … c’est tout. La série qui devait durer 15 minutes prend fin après 4. Merci au pilote du pisse feu qui s’est bourré dès le 2ème tour ! L’a pas dut le faire exprès mais il aurait put attendre un peu.
Je récupère Cyrille un brin dégoûté, pas grave on va essayer de trouver son pote Jean Luc qui doit avoir garé son camping car sur le paddock. Nous voila parti à deux sur la 90S à tourner au milieu des vieux tromblons sur béquille. L’atmosphère est cool et le fond de l‘air riciné. Les gars de la série suivante sortent de partout pour rejoindre la piste. Bruits, odeurs, plaisir des yeux, c’est vraiment le paradis du motard. On est loin des paddocks princiers du MotoGp.
La meilleure place sur un camping se situe souvent non loin des sanitaires ( pas trop près quand même) et c’est donc là que nous retrouvons Jean Luc et Sonia (sa chienne) au milieu de tout un petit groupe de Bmistes nationaux.. Il y a là quelques flats qui valent le détour : Rigal tour de France réplica, Helmut Dahne réplica où encore la jaune et la orange de Nantes au niveau de finition très poussé mais aussi la 49 Motorsport de notre blond mécano.
Les discussions s’enclenchent à tout va, que des propos de la plus haute importance entre avance à l’allumage et diamètre des disques de frein. Les séries s’enchaînent avec nos acolytes et nous en profitons pour visiter la bourse. Les stands ne sont pas très nombreux mais tout de même intéressants, les expos de clubs sont plus nombreuses et présentes des machines dignes d’intérêt : Laverda, Norton, BMW, machines de grand prix, Moto Guzzi,
A l’heure de la bouffe j’abandonne Cyrille pour rejoindre la famille.
Je le retrouve en fin d’après midi dans une ambiance relax. Sa deuxième série n’a pas été amputée de précieuses minutes et Cyrille est vraiment content de sa prestation pour la première fois qu’il posait ses pneus « sur une vraie piste, pas un tourniquet comme Carole !»  C’est l’heure de la visite des stands qui pour le coup mobilise une petite foule. Voila l’occasion de découvrir de près les prépas plus que sérieuses des participants. Comme à son habitude l’équipe d’Arcueil présente 2 flats BMW qui fleurent bon la piste. Moto bel’ aligne une Guzzi qui n’est pas venu pour faire de la figuration. Toutes les écuries s’affairent dans les stands pour mettre la dernière touche à leurs bécanes.
Nous retournons sur la bourse pour faire éventuellement quelques emplettes et manger un morceau avant le départ de la manche de nuit.
Il n’y a pas de dégustation gastronomique donc ce sera le traditionnel sandwich steak haché froid / frites grasses. Manger debout n’est pas trop agréable et les gradins nous tendent leurs sièges. C’est vraiment un spectacle particulier de voir tourner les motos de nuit. C’est la première fois pour moi et je trouve qu’il y a quelque chose d’irréel là dedans. Voir des phares trouer la nuit en arrivant sur vous puis s’éloigner dans un bon gros bruit de bécane sans avoir eu le temps de reconnaître l’équipage, très particulier. Vincent et Claire (régionale de l’étape) nous rejoignent et nous échangeons un peu sur la vie de la liste et des listeux présents dans le secteur.
C’est la Guzzi de Moto Bel’ qui remporte cette manche devant bon nombre de bécanes vraisemblablement plus adaptées à la piste. Comme quoi tout n’est pas toujours écrit. Il est vrai que les gars de Levallois ont une solide expérience de la piste. Il se fait tard et demain la 1ère série de Cyrille est encore tôt donc nous mettons le cap sur la maison familiale. Comme le matin ce sont une trentaine de kilomètres vraiment sympas. Seuls dans la campagne les phares des motos éclairent les petites routes. Les odeurs de forêt décuplées par la fraîcheur de la nuit sont omniprésentes. Les insectes volent tout autour de nous. Une paire d‘yeux lumineux dans les taillis nous rappelle que les bois sont habités. On se sent vivre et c’est plutôt plaisant.
Point de berceuses pour nous. La nuit s’en va et après un rapide café nous refaisons le trajet dans l’autre sens. Il fait grand soleil et je crois que ce mois d’avril est le plus beau que l’on ai eu depuis plusieurs années. La température est déjà élevée et ces quelques kilomètres matinaux annoncent une superbe journée de moto.
Ce matin pas besoin de passer au contrôle technique donc Cyrille rejoint directement la pré grille ou je vais prendre quelques photos. C’est clair que nous avons tous les deux la banane car l’ambiance est vraiment bonne. La série démarre et je continue mes prises de vue avec plus ou moins de bonheur. Qui n’a jamais eu du mal avec la vitesse (lente) de déclenchement des appareil numériques ?
Après quelques tours à me battre avec la technologie nippone je n’ai pas vu passer Cyrille en sortie de piste. Qu’à cela ne tienne je vais aller le récupérer dans le paddock. En arrivant au coin des Bmistes Cyrille n’est pas là, il ne va certainement pas tarder. Un bon quart d’heure passe avant que je ne le loi arriver à pieds, poussant la moto avec force gouttes de sueur. Il est tombé en carafe pas trop loin mais la moto ne veux plus rien savoir. Après quelques coups de démarreur et avoir fait les vérifications d’usage il faut se rendre à l’évidence la 90S ne veut plus démarrer. Comme il n’y a pas d’étincelles aux bougies nous diagnostiquons une panne d’allumage.  Vu qu’il s’agit d’un Dyna électronique ça risque de ne pas être simple pour les pièces … Sur les conseils avisés de l’entourage nous partons en quête d’une platine porte rupteur sur la bourse afin de supprimer l’allumage défaillant. Évidemment nous ne trouvons pas et c’est un bmiste du paddock qui va nous dépanner. De retour à la moto françois qui possède une superbe Helmut Dahene répliqua souhaite vérifier que tout est OK d’un point de vue mécanique avant de réparer l’allumage. Bien lui en a pris car c’est en retirant un cache culbuteurs et en faisant tourner le moteur que nous nous sommes rendus compte que la culbuterie ne bougeait plus. Verdict sans appel : chaîne de distribution cassée.
Il est dans les 11h, nous sommes dimanche et nous ne pourrons pas réparer ici. Tout ça risque de finir sur le camion plateau de l’assistance ….
Cyrille que rien n’arrête négocie le prêt de la 49 Rigal réplica en rodage pour rentrer à Paris. Jean Luc accepte et nous mettons la 90S sur sa remorque en lieu et place de sa bécane suscitée (non ce n‘est pas une vulgarité).
Avec tout ça nous avons pris pas mal de retard sur notre planning. Pause technique bouffe par la maison familiale et nous remettons le cap sur Paris. La selle façon tranche de jambon de la nouvelle moto de Cyrille lui occasionne quelques soucis au niveau du fessier. Arrivés vers Nemours sa boite de vitesse se met à faire des bruits que je n’aimerai pas que ce soit la mienne …. Échange d’avis sur le trottoir et nous décidons de continuer. De toute façon nous ne connaissons personne ici et ça commence à bien faire !
Comme à l’aller il fait beau et c’est déjà çà. Cyrille a eu un peu de mal à s’adapter à la moto qui a vraisemblablement été conçue pour la piste plus que pour la route. Les commandes sont rugueuses et le tirage plutôt rapide, ambiance on / off. Très pratique pour la conduite cool de ce dimanche de retour de week end un peu fatigué. La position n’est pas non plus de tout repos, assez allongé tout en appui sur les poignets. Là encore pas vraiment adaptée pour les slaloms entre les caisses sur la Francilienne. Il faudrait vraiment aller l’essayer sur un circuit ou la raideur des suspensions doit faire merveille ! Les bruits de boite n’altèrent en rien notre moyenne et nous voici au point de séparation. Il me reste encore quelques kilomètres jusqu’à Beauvais alors que Cyrille est arrivé.
C’est un très bon week end qui prends fin même s’il va falloir que mon acolyte remette sa bécane en état. Je réalise en rentrant la moto que nous ne savons même pas qui a gagné ce Bol d’OR Classic 2007 ! Bof après tout ce n’est pas vraiment ce qui nous intéressait dans le déplacement. Nous visions tous les 2 un bon coup de motos et Cyrille voulait tâter du « vrai » circuit. Nous n’y sommes pas trop mal arrivés malgré ce couac mécanique du dimanche. J’ai idée qu’il y a une attache rapide qui va se faire engueuler !

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commentaires

moi 02/07/2009 15:57

Toujours un réel plaisir de te lire... Je zieute un autre ou je file pour faire une mousse au chocolat ? ... ch'sais pas... j'me tâte...