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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 00:57

Le salon Moto Légende fête ses 10 ans au parc floral de Paris et n’a pas pris une ride … de plus ! On ne peut y voir (presque) que des vieilleries et c’est tant mieux comme ça. Cette année la barre a été placée assez haut avec quelques exemplaires rarissimes de la collection Renzo Battilani. Des motos tellement peu courantes que vous n’en avez jamais entendu parler, c’est à se demander si elles ont vraiment existées ailleurs qu’au parc floral. De vrais ORNI j’vous dis ! (Objet Roulant Non Identifié)

 

Quelques motos pas si anciennes que ça sont également présentées mais on peu raisonnablement penser qu’elles feront la légende de demain. Bref c’est au château de Vincennes jusqu’au dimanche 25 novembre et vous n’avez aucune excuse valable pour ne pas vous y rendre, c’est clair ?

 

Vous pouvez vous faire une petite idée de ce qui vous y attend en allant jeter un coup d’œil ici http://minilien.com/?ccrGFXVmhO

 

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 23:03
 
Vendredi 13h. Je ne bossais pas ce matin mais j’ai encore trouvé le moyen d’être à la bourre sur mon planning. Décidément ça doit être génétique.
Il fait un soleil de plomb, la BM marche nickel depuis que j’ai arrangé ce connecteur d’allumage qui ne connectait plus grand-chose. Le temps est vraiment idéal et j’attaque la N1 avec un bel enthousiasme. J’ai rendez-vous avec Cyrille dans le 13ème et je dois avouer que ce petit détour parisien n’est pas pour me déplaire, j’ai toujours eu un faible pour la capitale. Il y a bien le périph’ qui me fatigue un peu et même si je l’ai eu beaucoup pratiqué je trouve qu’il n’a pas sa place dans un week end moto comme celui là.
Cyrille me guette depuis la fenêtre de l’appart’ et je me gare rapidement dans la fraîcheur du parking souterrain qui contraste vraiment avec la chaleur de la rue.
Après avoir harnaché sa 90S nous mettons le ,cap vers Magny Cours pour le Bol d’or Classic et la maison familiale pour le gîte … et le couvert. La monotone Francilienne nous permet de rejoindre des routes ou les flats se sentent plus à leurs aises. C’est vraiment un plaisir de rouler dans ces conditions. Les motos ronronnent vers 3500 / 4000 tours dans les 110 à l’heure. Moins ce n’est pas possible et plus pas nécessaire, Zen. La campagne sent bon, les moustiques sont suicidaires et nos gosiers s’assèchent. Petite pause dans un routier qui vaut son pesant de cacahuète pour arranger tout çà.
Le parking est défoncé et je regarde les motos les coudes appuyés sur une table un peu collante essuyée par moult lavettes incertaines. Il ne manque plus qu’une R16 avec bavette et CB plus un vieux Saviem fatigué pour que Max Meynier vienne nous payer un coup ! On est bien sur la N7 vidée de sa substance depuis l’ouverture de l’autoroute.
Retour aux guidons pour des kilomètres qui défilent rapidement. Même si on ne peut pas se parler c’est plus sympa de rouler à plusieurs, en l’occurrence 2. Nous débarquons au circuit pour retirer les entrées. Il n’y a pas grand monde sur place et les hôtesses font preuve d’une intelligence flagrante, suivez mon regard.
De retour en selle nous toisons quelques mecs improbables qui font tout le charme de ce type de manifestation. Petit détour pour profiter des routes de l’arrière pays nivernais. Je ne les pratique pas depuis très longtemps mais elles gagnent à être connues. De vrais routes à moto désertes à souhait parsemées de virolos anti pneus carrés. Après ces 400 km et les croques monsieur à la crème la soirée est plutôt courte. Il nous faut être tôt au circuit pour passer au contrôle technique avant la première série du pilote, mon gars Cyrille.
C’est marrant comme le réveil qui sonne dans ces conditions a presque l’air joyeux ! Café, rayon de soleil, 2 flats dans la campagne, je ne céderai pas ma place facilement.
Le circuit est un peu plus animé que la veille mais on est loin de la frénésie des coupes moto légende et c’est tant mieux. Plus ça va moins je supporte la foule, elle me gâche mon plaisir.
Juste le temps de se jeter un petit noir au bar de l’escadrille avant de se présenter aux sommités du contrôle. Franchement s’il n’y avait pas eu Krajka je les aurai trouvé un peu léger. Cyrille a bien cru se voir refuser l’accès au circuit parce que son accélérateur ne revenait pas correctement. On a quand même put apprendre que sa 90S en Vattier faisait 99db au sonomètre. Le preneur de son nous a confié avoir passé des 2 temps à plus de 120 db la veille.
J’accompagne Cyrille sur la première ligne de la pré grille. C’est marrant mais d’un coup il fait moins le malin au milieu de toutes ces bécanes ! Il y en a certaines dont le niveau de préparation très élevé contraste vraiment avec le fil électrique torsadé qui sécurise la béquille de la 90S … Même pas peur ! De toute façon l’ambiance n’est pas à se regarder le nombril.
A peine le temps de rejoindre la tribune que Cyrille est sur la piste. 1 tour, 2 tours et … c’est tout. La série qui devait durer 15 minutes prend fin après 4. Merci au pilote du pisse feu qui s’est bourré dès le 2ème tour ! L’a pas dut le faire exprès mais il aurait put attendre un peu.
Je récupère Cyrille un brin dégoûté, pas grave on va essayer de trouver son pote Jean Luc qui doit avoir garé son camping car sur le paddock. Nous voila parti à deux sur la 90S à tourner au milieu des vieux tromblons sur béquille. L’atmosphère est cool et le fond de l‘air riciné. Les gars de la série suivante sortent de partout pour rejoindre la piste. Bruits, odeurs, plaisir des yeux, c’est vraiment le paradis du motard. On est loin des paddocks princiers du MotoGp.
La meilleure place sur un camping se situe souvent non loin des sanitaires ( pas trop près quand même) et c’est donc là que nous retrouvons Jean Luc et Sonia (sa chienne) au milieu de tout un petit groupe de Bmistes nationaux.. Il y a là quelques flats qui valent le détour : Rigal tour de France réplica, Helmut Dahne réplica où encore la jaune et la orange de Nantes au niveau de finition très poussé mais aussi la 49 Motorsport de notre blond mécano.
Les discussions s’enclenchent à tout va, que des propos de la plus haute importance entre avance à l’allumage et diamètre des disques de frein. Les séries s’enchaînent avec nos acolytes et nous en profitons pour visiter la bourse. Les stands ne sont pas très nombreux mais tout de même intéressants, les expos de clubs sont plus nombreuses et présentes des machines dignes d’intérêt : Laverda, Norton, BMW, machines de grand prix, Moto Guzzi,
A l’heure de la bouffe j’abandonne Cyrille pour rejoindre la famille.
Je le retrouve en fin d’après midi dans une ambiance relax. Sa deuxième série n’a pas été amputée de précieuses minutes et Cyrille est vraiment content de sa prestation pour la première fois qu’il posait ses pneus « sur une vraie piste, pas un tourniquet comme Carole !»  C’est l’heure de la visite des stands qui pour le coup mobilise une petite foule. Voila l’occasion de découvrir de près les prépas plus que sérieuses des participants. Comme à son habitude l’équipe d’Arcueil présente 2 flats BMW qui fleurent bon la piste. Moto bel’ aligne une Guzzi qui n’est pas venu pour faire de la figuration. Toutes les écuries s’affairent dans les stands pour mettre la dernière touche à leurs bécanes.
Nous retournons sur la bourse pour faire éventuellement quelques emplettes et manger un morceau avant le départ de la manche de nuit.
Il n’y a pas de dégustation gastronomique donc ce sera le traditionnel sandwich steak haché froid / frites grasses. Manger debout n’est pas trop agréable et les gradins nous tendent leurs sièges. C’est vraiment un spectacle particulier de voir tourner les motos de nuit. C’est la première fois pour moi et je trouve qu’il y a quelque chose d’irréel là dedans. Voir des phares trouer la nuit en arrivant sur vous puis s’éloigner dans un bon gros bruit de bécane sans avoir eu le temps de reconnaître l’équipage, très particulier. Vincent et Claire (régionale de l’étape) nous rejoignent et nous échangeons un peu sur la vie de la liste et des listeux présents dans le secteur.
C’est la Guzzi de Moto Bel’ qui remporte cette manche devant bon nombre de bécanes vraisemblablement plus adaptées à la piste. Comme quoi tout n’est pas toujours écrit. Il est vrai que les gars de Levallois ont une solide expérience de la piste. Il se fait tard et demain la 1ère série de Cyrille est encore tôt donc nous mettons le cap sur la maison familiale. Comme le matin ce sont une trentaine de kilomètres vraiment sympas. Seuls dans la campagne les phares des motos éclairent les petites routes. Les odeurs de forêt décuplées par la fraîcheur de la nuit sont omniprésentes. Les insectes volent tout autour de nous. Une paire d‘yeux lumineux dans les taillis nous rappelle que les bois sont habités. On se sent vivre et c’est plutôt plaisant.
Point de berceuses pour nous. La nuit s’en va et après un rapide café nous refaisons le trajet dans l’autre sens. Il fait grand soleil et je crois que ce mois d’avril est le plus beau que l’on ai eu depuis plusieurs années. La température est déjà élevée et ces quelques kilomètres matinaux annoncent une superbe journée de moto.
Ce matin pas besoin de passer au contrôle technique donc Cyrille rejoint directement la pré grille ou je vais prendre quelques photos. C’est clair que nous avons tous les deux la banane car l’ambiance est vraiment bonne. La série démarre et je continue mes prises de vue avec plus ou moins de bonheur. Qui n’a jamais eu du mal avec la vitesse (lente) de déclenchement des appareil numériques ?
Après quelques tours à me battre avec la technologie nippone je n’ai pas vu passer Cyrille en sortie de piste. Qu’à cela ne tienne je vais aller le récupérer dans le paddock. En arrivant au coin des Bmistes Cyrille n’est pas là, il ne va certainement pas tarder. Un bon quart d’heure passe avant que je ne le loi arriver à pieds, poussant la moto avec force gouttes de sueur. Il est tombé en carafe pas trop loin mais la moto ne veux plus rien savoir. Après quelques coups de démarreur et avoir fait les vérifications d’usage il faut se rendre à l’évidence la 90S ne veut plus démarrer. Comme il n’y a pas d’étincelles aux bougies nous diagnostiquons une panne d’allumage.  Vu qu’il s’agit d’un Dyna électronique ça risque de ne pas être simple pour les pièces … Sur les conseils avisés de l’entourage nous partons en quête d’une platine porte rupteur sur la bourse afin de supprimer l’allumage défaillant. Évidemment nous ne trouvons pas et c’est un bmiste du paddock qui va nous dépanner. De retour à la moto françois qui possède une superbe Helmut Dahene répliqua souhaite vérifier que tout est OK d’un point de vue mécanique avant de réparer l’allumage. Bien lui en a pris car c’est en retirant un cache culbuteurs et en faisant tourner le moteur que nous nous sommes rendus compte que la culbuterie ne bougeait plus. Verdict sans appel : chaîne de distribution cassée.
Il est dans les 11h, nous sommes dimanche et nous ne pourrons pas réparer ici. Tout ça risque de finir sur le camion plateau de l’assistance ….
Cyrille que rien n’arrête négocie le prêt de la 49 Rigal réplica en rodage pour rentrer à Paris. Jean Luc accepte et nous mettons la 90S sur sa remorque en lieu et place de sa bécane suscitée (non ce n‘est pas une vulgarité).
Avec tout ça nous avons pris pas mal de retard sur notre planning. Pause technique bouffe par la maison familiale et nous remettons le cap sur Paris. La selle façon tranche de jambon de la nouvelle moto de Cyrille lui occasionne quelques soucis au niveau du fessier. Arrivés vers Nemours sa boite de vitesse se met à faire des bruits que je n’aimerai pas que ce soit la mienne …. Échange d’avis sur le trottoir et nous décidons de continuer. De toute façon nous ne connaissons personne ici et ça commence à bien faire !
Comme à l’aller il fait beau et c’est déjà çà. Cyrille a eu un peu de mal à s’adapter à la moto qui a vraisemblablement été conçue pour la piste plus que pour la route. Les commandes sont rugueuses et le tirage plutôt rapide, ambiance on / off. Très pratique pour la conduite cool de ce dimanche de retour de week end un peu fatigué. La position n’est pas non plus de tout repos, assez allongé tout en appui sur les poignets. Là encore pas vraiment adaptée pour les slaloms entre les caisses sur la Francilienne. Il faudrait vraiment aller l’essayer sur un circuit ou la raideur des suspensions doit faire merveille ! Les bruits de boite n’altèrent en rien notre moyenne et nous voici au point de séparation. Il me reste encore quelques kilomètres jusqu’à Beauvais alors que Cyrille est arrivé.
C’est un très bon week end qui prends fin même s’il va falloir que mon acolyte remette sa bécane en état. Je réalise en rentrant la moto que nous ne savons même pas qui a gagné ce Bol d’OR Classic 2007 ! Bof après tout ce n’est pas vraiment ce qui nous intéressait dans le déplacement. Nous visions tous les 2 un bon coup de motos et Cyrille voulait tâter du « vrai » circuit. Nous n’y sommes pas trop mal arrivés malgré ce couac mécanique du dimanche. J’ai idée qu’il y a une attache rapide qui va se faire engueuler !
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3 septembre 2006 7 03 /09 /septembre /2006 21:22
C’est la rentrée !
 
Pour nombre d’entre nous ce début septembre est synonyme de fin de vacances et de retour au boulot. Heureusement le père et la mère Mat’ nous ont servis avec bonheur leur rassemblement dédié au café racers BMW pour la 6ème année consécutive. La recette est maintenant bien rôdée et la mayonnaise monte à chaque fois un peu mieux.
Cette édition a regroupée plus de quarante racers dont certains sont tout simplement magnifiques. La convivialité fut encore une fois de la partie et l’ambiance au beau fixe, malheureusement pas comme la météo légèrement humide lors du retour de la ballade.
Encore un super week-end de moto à Bichereau. Allez tous en cœur merci martine, merci benoît !
 
Vous n’y étiez pas ? OK, les photos sont ici  http://minilien.com/?oIE95TQ68B
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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 22:55
Les 25 et 26 février dernier ont eu lieu les 12èmes trophées Coluche sur le circuit Carole près de Paris. Comme d’habitude ce fut l’occasion de voir tourner de belles préparations sur bases de motos classiques. Les side cars étaient également de la partie avec un plateau très bien fourni, du proto à châssis coque aux modèles à grandes roues en passant par les bons vieux bassets BMW.
 
Cette manifestation a pour but de collecter des fonds pour les restos du cœur et c’est avec plaisir que l’on se déleste des 5 euros de l’entrée tant le spectacle est de qualité.
De plus on est loin des paddocks de MotoGP, ici tout est en accès libre et les pilotes se feront un plaisir de tailler une bavette sur leurs engins en vous détaillant le pourquoi du comment de leurs préparations. Il n’y a guère que la météo qui ne fut pas trop de la partie. Même s’il n’a pas plut c’est dans un froid sibérien que les participants ont pris la piste, chapeau.
 
Les photos ici http://minilien.com/?5FMzUWcYBm  
  
 
Vivement l’année prochaine !
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18 décembre 2005 7 18 /12 /décembre /2005 10:32
EN PASSANT PAR MUNICH
 
Amateur de BMW que vous êtes, l’envie d’aller voir à Munich quel temps il fait a bien du vous passer par la tête une où deux fois, il suffit juste de se décider !
Comme je souhaite avant tout vous parler de moto je passerai sous silence la fameuse oktoberfest plus connue chez nous comme fête de la bière ! Elle se déroule en octobre et n’est pas du tout le sujet de cet article !?!
Munich abrite donc le siège de BMW avec sa tour aux 4 cylindres bien connue et dans le bol situé tout près un musée dédié à la marque. Vous n’êtes pas sans savoir qu’avant d’être transférée à Berlin l’unité de production de vos bon vieux flat était en Bavière. En effet, pour ceux qui n’aurait pas tout suivi, le B de BMW signifie bien Bavière (bavaroise en l’occurrence) Bayerische Motoren Werke, il y en a bien un où deux qui ne le savaient pas hein ? Allez, pour me faire plaisir …
BMW qui ne s’appelait pas encore ainsi y a fondé en 1911 une fabrique d’avions sur le site d’Oberwiesenfeld qui fut le premier terrain d’aviation de Munich, le sigle bleu et blanc de la marque symbolisant une hélice en rotation. En 1913 y est ajouté un département moteur d’avions et ce n’est qu’en 1917 que la marque adopte les 3 lettres bien connues.
A partir de 1923 l’usine se tourne vers la production de motos. C’est Max Friz concepteur de la R32 qui va poser les bases techniques mais aussi qualitatives de la marque. Vous noterez au passage que ce n’est qu’en 1929 à l’usine de Berlin que la marque va s’intéresser aux automobiles. C’est toujours bon à savoir si un propriétaire de 4 roues vous snobe chez le concessionnaire …
De 1949 à 1969 la production de moto sera petit à petit déplacée à l’usine de Berlin.  
 
Donc vous êtes à Munich et vous êtes bien décidé à visiter ce fameux musée, malheureusement il va falloir attendre jusqu’en 2007 pour cause de travaux…
Dans leur grande mansuétude les dirigeants de votre marque préférée ont pensés à vous en mettant en place une exposition provisoire à l’Olympia Park situé de l’autre côté du boulevard. Un échantillon représentatif des productions bavaroises à travers les années y a été déplacé. Les 1200 m2 dévolus à cette exposition sont majoritairement occupés par les voitures, j’aurai souhaité l’inverse, vous aussi je pense ? Heureusement quelques très belles motos sont là pour témoigner de l’attachement historique de la marque aux deux roues.
 
La première chose que vous verrez en entrant est un magnifique moteur d’avion en étoile à 9 cylindres de 1934. Il est ajouré en de nombreux endroits afin de vous en faire découvrir les entrailles. Je ne savais pas que c’est le volant moteur (ou une masse du vilebrequin ?) qui commande l’ouverture des soupapes par tiges et culbuteurs. Des bossages y sont présents et actionnent les tiges de culbuteurs grâce au petit roulement qui est à leur base. L’usinage d’une telle pièce n’a certainement pas été fait par un débutant vu sa taille et le nombre de ces bosses qui doivent être placées au bon endroit sous peine de fonctionnement boiteux !
Juste après se trouve la boutique qui vends tant de belles images et de modèles réduits qu’on a envie de tout acheter ! Elle jouxte une mini salle de cinéma qui passe en boucle un film plutôt sympa sur un motard années 30 chevauchant un superbe flat de la même époque. Il évolue en montagne sur des routes à peine déneigées et franchement, j’aurais bien été faire un tour avec lui !
Les motos suivent ensuite avec un modèle qui a fait beaucoup pour la renommée de la marque : la 750cc des records du monde d’Ernst Henne modèle 1936. La dernière avant celles qui seront totalement carénée. Avec cette moto il mit fin à son duel avec Wright sur OEC Temple en signant un impressionnant 256 Km/h !
En détaillant cette moto, force est de constater qu’elle est l’œuvre unique d’artisans hors pair. Le carénage métallique est martelé à la main, tous les rembourrages nécessaires sont en cuir et assemblés avec cette légère imperfection du « cousu main ». La préparation va jusqu’à profiler les jambes de la suspension avant à lames ( !?!) de même que la fourche et le guidon qui avec ses poignées verticales donne cet aspect avant-gardiste à l’ensemble. Même l’ensemble cylindre/culasse semble avoir été spécialement travaillé pour favoriser l’aérodynamisme. C’est vraiment une moto magnifique, véritable vitrine du savoir faire technologique de la marque à cette époque.
 
Non loin de cette entrée en matière se situe le gros des motos avec plusieurs modèles dans un enclos de verre. Le premier et non des moindres est un side car R75 de 1947 avec carénage « mustang ». Il s’agit d’une version améliorée et coursifiée de la R75 si efficace aux mains de la Wermacht grâce notamment à la roue motrice du panier. Cet équipement n’a toutefois pas été conservé sur le modèle de l’expo car inutile et trop pénalisant en utilisation course.
Ce side car n’est pas encore un basset mais posa les bases de la domination de la marque dans le championnat mondial de cette discipline. Il fallut cependant attendre 1954 pour que le Rennsport disponible depuis 1953 amène le titre de champion du monde à BMW. Cette domination outrancière perdura jusqu’en 1974, année ou les 2 temps devinrent trop puissant pour le flat vieillissant. Mike Krauser développa une ultime version tout de même capable de 250 Km/h mais ce ne fut pas suffisant.
 
Tout de suite à coté du 3 roues trône un exemplaire qu’on croirait neuf de la R32 de 1923, modèle donc découle encore les productions BMW d’aujourd’hui. L’équation flat-twin + cardan était partie pour dicter la production d’innombrables motos BMW dont même la R 1200 GS HP2 toute récente peut se revendiquer.
Les autres 2 roues exposés sont plus courant mais affichent tous une qualité de conservation ou de restauration vraiment exceptionnelle. Il y a dans le désordre une R 24 de 1949, une R 50/2 version Polizei de 1960, une R 60/5 de 1973, une R 80 G/S de 1983, une K1 de 1993, une R 25/3 carénée et enfin une R 1150 GS de 1999 que vous aurez tous aperçu chez votre concessionnaire !
 
BMW a choisi d’exposer également beaucoup de voitures, très exactement 24 contre seulement 10 motos. Là encore les voitures semblent neuves, la plus ancienne une 3/15 CV cabriolet de 1931 n’ayant rien à envier à la plus récente, une Williams F1 de 2003. Je ne suis pas spécialement amateur des 4 roues BMW (mon porte-monnaie est totalement inadapté) mais je dois reconnaître que la 735i de 1987 me conviendrait tout à fait !
 
Assurément BMW a une histoire très fournie et la condenser sur une surface aussi serrée n’a pas du être chose facile pour les décideurs de cette présentation temporaire. Si vous voulez plus de détails sur l’histoire de la marque et notamment les publications de BMW sur le sujet vous pouvez aller voir ici www.bmw-mobiletradition.com . Le site de Munich est actuellement en quasi complète réorganisation et prouve que BMW ne vit pas que par le passé même si elle ne le renie pas. Vous pouvez aller voir ici www.bmw-welt.com notamment les travaux du projet « BMW Welt », un nouvel espace ultra moderne dédié sur le site historique de la marque bavaroise.
 
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4 décembre 2005 7 04 /12 /décembre /2005 19:49
PARIS SCOOTER SHOW et un peu plus …
 
Le 13 Novembre 2005 a eu lieu le 9ème Paris Scooter Show à l’Atrium de Chaville (92). Organisé par le Vulcan Scooter Club www.vulcansc.fr.st en association avec Radical GC et le Vespa Club de Chaville. Cette manifestation est une des rares de la sorte en France alors que d’autres pays européen comme l’Allemagne en compte plusieurs et de dimensions bien supérieures, merci donc aux Vulcan !
Pour ceux qui ne connaissent pas le milieu du scooter tendance scooter boy, ne vous attendez pas à ne trouver à Chaville que des exemplaires de collection restaurés façon maniaque de ces fameuses guêpes. Certes il y a bien de vieux modèles dans un état irréprochable mais le gros de l’expo est plutôt orientée transformation de scooters italiens plus où moins récents. Customisation me direz-vous ? Le terme pourrait convenir mais il me fait trop penser à ces trikes ciselées aux peintures pailletées que l’on trouvait dans ces magazines pseudo américains de mes jeunes années où encore aux réalisations plus qu’approximatives de Mob’Chop donc pas de customisation ici !
 
L’Atrium de Chaville est un lieu sympa à mi-chemin entre la MJC locale et le théâtre de Chaillot ! L’action se situe dans la salle d’expo en sous-sol accessible par escalier et dont un monte charge assure l’accès aux scooters.  La présentation est bien faite, quelques mises en scène avec photos et accessoires apportent un ton original. Le gros de la troupe est constitué de Vespa et de Lambretta, 2 marques italiennes qui auront marquées les esprits de nombre de vos parents qui les utilisaient pour aller au boulot où en vacances à une époque ou ils étaient bien moins chers que les automobiles.  Cela n’a pas duré après la démocratisation de modèles tels que la 4CV Renault où encore la 2CV Citroën.
 
Les vespas les plus intéressants arborent un niveau de réalisation très élevé. Les peintures sont de qualité et la mécanique n’est pas oubliée. Il est toujours étonnant de voir ce qu’il est capable de faire avec de simples monocylindres 2 temps de 200cc. Les allemands sont passés maîtres en la matière et n’hésitent pas des greffes aussi improbables que des cylindres de 250 cc Honda CR avec carbus de 30 et boite à clapets du même tonneau !  Les plus sauvages vont jusqu’au kit NOS, refroidissement liquide, etc. Les anglais sont eux des spécialistes des pots de détentes qui n’ont rien à envier à ceux des japoniaiseries que vous pouvez croiser sur les terrains de cross ! De nombreux magasins étaient également présents avec des stands de pièces et/où des réalisations complètes émanant de leurs ateliers. Les français de www.scooterworld.fr les anglais de www.italia-refinish-customscoots.com , les allemands très connus de www.sip.scootershop.com n’étaient pas là mais leur savoir faire est reconnu depuis de nombreuses années dans le milieu.
 
Des trophées sont remis à la fin de la journée aux plus beaux scooters et l’ambiance est relax dans les allées même si les visiteurs présents on un look très … underground ! Dans le milieu scootériste la musique à une très (trop) grande importance et plusieurs courants s’y croisent. Depuis de nombreuses années les runs (concentre scooters) vibrent au son de la Northern Soul et du Ska mais on y entends aussi de la pop anglaise branchouille et dans une moindre mesure du Punk, Hardcore, Techno (spécialité des runs allemands) et diverses bizarreries de fin de soirée !
Le public présent à ce show oscille donc entre amateurs de chacun de ces courants musicaux avec une commune attirance pour les scooters et pékin de passage. Attention cependant à ne pas assimiler les scooter boys à de simples aficionados des scooters italiens très pratique pour aller bosser en ville. La condition sine qua non pour mériter cette appartenance est de faire bon nombre de runs durant la saison en s’y rendant exclusivement en scooter où presque, le serrage intempestif étant légion avec ces petites bêtes surtout après plusieurs centaines de bornes d’autoroutes à fond …
 
Cela peut paraître très improbables mais de petits groupes de scooter boys sillonnent l’Europe pour se rendre à ces concentre et pourraient en remontrer à nombre de motards auto intronisés gros rouleurs ! Ces ‘terboys ont un certain mérite que leur accorderont tous ceux qui ont eu l’occasion de faire de la route sur un bon vieux Vespa quand même pas prévu pour aligner plus de 1000 bornes dans le week end ! Nous avons fait pas mal de runs avec mes potes du Northern VS, des week ends plutôt …rock’n roll !
 
Imaginez le froid humide d’un vendredi soir de mai 1994 à Beauvais, Oise. L’été n’est pas encore là et la nuit venue l’ambiance est plutôt …nordique ! Jojo et moi-même nous retrouvons pour un week-end mémorable …
 
Nous avions convenu de longue date de faire ce run Allemand dont les belges nous avaient tant parlé comme étant le premier d’un nouveau club bien dynamique. Nous devions donc nous rendre à Lippstad derrière Dortmund non sans avoir fait la traditionnelle halte à Liège pour passer une nuit chez Michelle et Olivier. Départ donc après le boulot vers 19h pour presque 400 Km d’autoroute. Le vent est favorable (très important le vent en vespa !) et cette première étape est avalée en à peine 4 heures sans trop de pluie. J’ai prêté une coque complète à jojo qui a put y monter son moteur dans la semaine et pouvoir venir car son scoot’ est en cours de transformation.
Nous profitons de l’aspiration des camions pour maintenir une moyenne très correcte. Attention quand même au serrage car aspiration = moins de refroidissement, moins de gaz donc moins d’huile ; méfiance …
 
Tout se passe bien et nous arrivons sur les coteaux de Liège vers 23h, un peu fourbus mais content. Comme d’habitude l’accueil est royal et nous finissons la soirée autour de lasagnes maison accompagnées des traditionnelles Jupi (ler), Jupille est un petit village à côté de Liège et cette bière se boit ici comme de l’eau ! Des casiers complets prennent d’ailleurs le frais sur la terrasse.
 
La nuit fut courte et nous mettons le cap sur l’Allemagne le samedi vers 11h. Lucie, Bruno, Fabian, Maud et Kiki nous ont rejoins, nous voilà donc 9 sur la route pour 5 scoots ça nous donne un petit air de Hells Angels sur les autoroutes wallons du roi Baudouin ! Heureusement que nos belges connaissent la route car je ne souhaite à personne de se perdre dans la Ruhr sous la pluie (il pleut) et ses autoroutes dans tous les sens ou seul le bled suivant est indiqué !  Le vent n’est plus du tout avec nous et la pluie redouble sur nos pauvres cirés Décathlon. Nous nous évertuions à cette époque à n’utiliser que des vêtements alternatifs absolument pas prévus pour l’usage demandé, il nous aurait été plus simple d’acheter une bonne combinaison de pluie de moto mais on a sa fierté !
 
C’est avec les fringues plus qu’humides que nous stoppons vers 14h dans un Mc Do, valeur sure du voyageur pour nous sustenter. Bref on va se faire un Big Mac because on a grave la dalle ! C’est dingue comme un Mc Do de zone industrielle peut devenir une oasis d’hospitalité et de tranquillité face aux éléments déchaînés (il pleut de plus en plus et à 14h on croirait qu’il fait nuit). Il est également étonnant de constater comment les propos échangés à cette occasion peuvent être d’une si faible intensité intellectuelle ! reBref, on ne raconte que des conneries pour ne pas dire plus, heureusement que les clients autour de nous ne nous comprennent pas ! La pause s’éternise et nous ne sommes pas très motivés pour repartir …
 
Il pleut un peu moins et nous remettons les scoots en route vers 16h, il nous reste environs 200 Km donc nous devrions être bon pour arriver à l’heure de la soupe. C’est ce qui aurait du se passer normalement avant que fabian ne crève. Comme sa roue de secours (privilège du vespa) est à plat, nous lui en prêtons une. Ca n’a l’air de rien et même si l’opération est rapide le changement d’une roue sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute allemande très roulante de nuit et sous la pluie se transforme vite en épreuve ! La dextérité de nos gros doigts gelés fait que nous ne restons pas trop longtemps en fâcheuse posture.
 
Nous quittons l’autoroute pour les derniers kilomètres, il est 19h passée et le vent de face a vraiment cassé la moyenne des vespa carrossés comme des armoires normandes !
De l’autoroute  nous passons sur des départementales qui ressemblent plus à des torrents qu’à des voies praticables. Les nombreuses traversées à gué ( !?!) auront raison du moteur de fabian qui s’arrêtent dans un chouette beuheuheuheu … Ambiance : nuit noire, pluie, forêt, personne à l’horizon. Pas la peine de réfléchir des heures et on sort les outils. L’avantage du vespa dans de telles conditions est qu’il se bricole comme une grosse mob, un tournevis, une clé de 8 et de 13 et vous pouvez démonter 99% du bazar ! Bougie, gicleurs et filtre à air sont déposés et nettoyés mais rien n’y fait. Le moteur est plus qu’humide et il doit s’agir d’une panne électrique. Nous commençons donc à démonter et sécher (sous la pluie, j’insiste) tout ce qu’on trouve sur le bloc qui n’est plus de la première jeunesse et n’a pas vu un mécano depuis … la dernière fois !
Après moult démontages et quelques essais de démarrage à la poussette le berlingue reprends enfin vie, il était temps vu qu’à presque 20h30 nous avons vraiment hâte d’arriver !
 
Les premiers panneaux annonciateurs sont là et nous voila à l’entrée du campsite enfin, de la pâture à vache même pas tondue ! Petit réconfort, les gars de l’entrée en voyant nos plaques française nous font 100% de réduction, sympa. Il ne nous reste plus qu’à monter la tente (toujours sous la pluie). C’est toujours un exercice particulier dans le noir après tant de route lorsqu’on ne se rend pas compte de l’endroit ou l’on est !
 
Il est presque 22h quand nous arrivons au bar du chapiteau qui abrite également la sono d’une soirée qui a l’air d’être commencé depuis longtemps pour certains. 2 marks la pinte de bière, il va falloir que l’on mange un peu de pâtes à la sauces tomates si on ne veut pas finir comme ces charmants scooter boys allemands que nous avons vu vomir en entrant…Nous prenons un bon rythme de croisière alternant bière, schnaps et cocktails que je n’ai jamais revu ailleurs : dans une pinte vide mettez 2 doigts de RedBull, un trait de genièvre et complétez avec de la bière blonde (type Grolsch) et vous vous retrouvez avec un truc à ne pas mettre en toutes les mains !
Bref la nuit est bien partie pour être chaude ! La sono déverse les standards de concentre Northern soul et Rock Steady avec quelques touches germaniques style « I like to move it » pour ceux qui connaissent. Tout roule et on rigole franchement, les belges étant de gros fétards que même une route éprouvante ne décourage pas de vider des chopines en tapant les pas de danse qui vont bien.
La remise des prix commence et c’est avec plaisir que nous nous voyons décerné le « best road » pour le plus gros kilométrage fait pour venir. Jojo me montre un gars qui semble totalement disproportionné. Alors que nous passons facilement sous les traverses du chapiteau, lui s’y appuie avec les coudes ! En plus il ne semble pas avoir plus de 18 ans, un vrai golgoth comme ont dit. On pose le trophée (planchette + pignon de 4ème) sur le bar afin de le fêter dignement, ce que nous fîmes. Jusque trop tard malheureusement ….
 
Nous émergeons dimanche matin avec un mal de cheveux caractéristiques et pas du tout envie de se taper les 600 bornes du retour … Direction le chapiteau d’où provient une délicieuse odeur de frustuck à l’allemande. Ils servent de l’omelette avec des oignons, des petits pains et de grandes tasses de café, exactement ce qu’il nous fallait pour petit déjeuner … à 11h30 !
Les belges ne sont pas non plus pressés de partir puisqu’ils ont moitié moins de kilomètres à faire que nous. La pluie a cessée mais le vent la remplace, vous connaissez le proverbe : entre la peste où le choléra …. Grâce à notre habitude nous ne cherchons pas les sanitaires qui n’existent pas et la toilette du matin se résume à …rien. Pliage de tente et roule.
 
Les premiers kilomètres se font un peu dans le coton mais le vent nous réveille assez vite même si nous sommes un peu sur les réserves ! Tout se passe bien jusqu’à Liège ou nous arrivons vers 19h. Nous avions prévu de continuer sans s’arrêter mais finalement Jojo et moi ne pouvons résister à une super bouffe sur l’aire d’autoroute de Barchon : sandwich triangle, chips et coca, que du diététique ! Nous faisons le bilan du week end avec les liègeois en termes choisis. Il semble que nous ne présentions pas trop bien puisque les gens qui passent donnent la main à leurs gosses et nous scrutent comme si nous venions de descendre d’un vaisseau spatial ! Ce n’est finalement pas si dérangeant et on se marre bien !
 
La Belgique est vraiment très accueillante mais il nous reste presque 400km et demain « y’a école ». Ignition.
Il fait bien nuit quand nous repartons mais nous connaissons très bien la deuxième partie de la route. Les gens dans les voitures qui nous doublent nous regardent avec des yeux exorbités, je doute qu’ils nous envient beaucoup. Qu’ils se rassurent, nous non plus !
L’autoroute est certes un peu monotone mais on moins on avance sans avoir à sortir la carte toutes les 5 minutes. La sortie Roye est enfin en vue et nous nous y arrêtons un peu plus longuement. Il est minuit passé et on commence à accuser vraiment le coup. Il m’arrive même de piquer du nez en roulant ! Ce n’est pas sérieux. Donc on y retourne et vraiment nous traversons des villages qui paraissent complètement morts :  à Froissy un tel dimanche soir il ne doit pas y avoir plus de pékin que sur l’Altiplano péruvien ! On s’attend presque à voir des buissons rouler en travers de la route …
 
Je regarde ma montre qui indique 1h10 en rentrant le scoot’ au garage. 1300 bornes dans le week end avec ce bon vieux Géminox qui ne demande qu’à repartir.  A chaque fois que je raconte ce type de sortie les jours suivants, les gens hésitent entre me prendre pour un fou où un très bon menteur. Cela nous conforte dans notre appartenance à la petite tribu des scootéristes … Seule saura y mettre fin la R90S que j’achèterai en 96 mais ça c’est une autre histoire !
 
 
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12 novembre 2005 6 12 /11 /novembre /2005 00:00
MOTO GUZZI
 
 
 
Chez Moto Guzzi ils ne font rien comme tout le monde. Le twin dépasse de partout, et l’usine est située dans un petit village on ne peut plus … touristique !
 
Là ou d’autres nous font d’insignifiants blocs de tôles de bardages au fin fond de zones industrielles grises et pluvieuses, Guzzi possède une usine qui fleure bon le vécu et la légende. Facile me direz vous puisqu’à l’époque ou a été construit cette usine (ne me demandez pas je ne sais plus) les tôles de bardages n’existaient pas, pas plus que les zones industrielles, OK. N’empêche que Guzzi aurait put abattre tout ça pour quelque chose de plus fonctionnel comme on dit aujourd’hui. Que nenni. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’usine historique se situe donc dans le petit village de Mandello del LLario sur les bords du lac de Côme, j’insiste mais ça a une autre gueule que «  ZI n°3 travée 18 rue de la poupée qui tousse à Trifouillis les Moulineaux » !  
Mandello donc, petit village charmant et très calme en ce mois de septembre. On dirait un petit coin hors du temps, tout y est esthétique et plein de charme créant un réel contraste avec cette Italie du nord qui abrite tant de ces fameuses zones industrielles impersonnelles. 
 
 
Le musée occupe une aile de l’usine donc il faut passer par la grande porte rouge coulissante pour y entrer. J’aurais bien été visiter les chaînes de montage mais malheureusement ce n’est pas possible. A l’intérieur l’aménagement est assez austère mais finalement bien en accord avec les machines présentées. L’ambiance fleure bon l’histoire …
 
 
Vous pouvez profiter des commentaires d’un guide très sympa qui est un ancien employé de l’usine en retraite. Il parle en italien (très couleur locale) et on arrive un peu à comprendre même si l’on ne le parle pas. Comme il est très coopératif et connaît quelques mots d’anglais on arrive à communiquer.
 
 
 
De très beau modèles sont présentés et notamment un exemplaire de la toute première création Moto Guzzi (1921 je crois). Au dire de notre guide il n’en existerait que deux au monde ! Beaucoup de motos marquantes et notamment des machines de courses tel que les Gamballunga et la fameuse V8 qui a marquée toutes les mémoires mais ne fit pas la carrière sportive qui lui était promise malgré quelque coup d’éclats.
On trouve également une ex Krajka, pilote bien connu dans l’hexagone qui officie aujourd’hui dans les contrôles techniques de motos lors d’épreuves sportives.
Il y a également un exemplaire de la moto carénée qui servait aux records de vitesse. Quelques motos dans leur jus préparés pour diverses courses participent à l’authenticité des lieux.
Il est d’ailleurs intéressant de constater que les motos exposées sont en très bon état mais n’affichent pas des restaurations « mieux que neuf » comme savent en faire les anglais entre autre. Les moteurs portent encore les traces de leurs utilisations et l’on se demande si les pilotes ne vont pas venir chercher leurs montures pour aller faire un petit chrono ! Même l’odeur d’huile et de vieux cuir qui flotte dans l’air éveille les sens. 
 
Des panneaux relatent l’histoire maison très chargée grâce à de nombreuses photos et documents originaux. Le bureau de Carlo Guzzi a été reconstitué dans sa configuration d’époque qui fut la même durant toutes la présence du patron dans l’usine au dire de notre guide.
 
 
 
On sort de ce musée un peu à contre cœur tant le saut dans le passé est bien réel ! Une petite boutique de souvenirs propose les traditionnels articles : t-shirts, sweats et autre écharpes où mugs siglés de l’aigle maison. Quelques V11 récents ornent cette sortie de musée afin de rappeler que Guzzi c’est un peu comme BMW : le changement dans la continuité !
 
 Au sortir de l’usine et si le temps s’y prête, vous pouvez aller déguster une glace locale en attendant le bac pour Bellagio et ses typiques ruelles escarpées. Le lac est enchâssé au pied des montagnes et le paysage est vraiment grandiose. C’est ici qu’a été tourné une bonne partie de la suite d’Ocean’s Eleven. Les berges sont truffées de petit palais magnifiques, plus où moins dissimulés par la végétation si particulière des lieux. En pleine saison les cinq étoiles sont plein et affichent des tarifs plus que prohibitifs mais en cette fin septembre il est possible de trouver une chambre à un prix correct. C’est quand même mieux pour aller déguster à l’apéro un bout de fromage avec du miel où de la confiture de fraises locale et un bon coup de Chianti, bref trop dure la vie ! 
 
 Votre bon humeur continue au guidon puisqu’en repartant vous ne manquerez pas d’emprunter une de ces routes qui tournicotent à flanc de montagne et offrent des vues grandioses sur les villages en contrebas. Ce n’est qu’en arrivant sur Lecco que vous retrouvez ces zones industrielles qui mettent fin à l’enchantement, un mal nécessaire ? 
 
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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00
Le Tourist Trophy
 
 
 
Le TT comme on dit, beaucoup en ont entendu parler et beaucoup moins y sont allés …Je vous en donne le ton ainsi que quelques conseils pour vivre cet évènement ô combien historique et pourtant très actuel dont la prochaine édition aura lieu du 29 mai au 11 juin 2004.
 
 
 
 
Le Tourist Trophy sur l’île de Man, un nom aux forts relents d’histoire et d’huile chaude, de victoires et de mort. Cette course vénérable qui fêtera son centenaire en 2007 a fait souvent parler d’elle et pas toujours en bien, son circuit routier étant très dangereux et à mille lieues des pistes hyper sécurisés dont nous avons l’habitude.
 Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’elle ne compte plus pour le championnat du monde puisque les pilotes eux-mêmes demandèrent son éviction au tout début des années 70, la considérant comme trop risquée. C’est pourtant cela qui lui donne une partie de son charme, l’autre étant l’île elle-même et son aura tantôt lunaire tantôt festive.
Je ne m’étendrai pas sur le passé chargé de cet évènement mais plutôt sur les conseils pratiques pour s’y rendre et apprécier l’ambiance une fois sur place.
 
Pour y aller
 
L’île de Man perdue en mer d’Irlande parait bien loin de son canapé, c’est à la fois vrai et faux, je m’explique. Sur la carte elle n’est qu’à quelques centaines de kilomètres de Paris à vol d’oiseau, 800 tout au plus. Mais une fois aux guidons (bracelets) de votre monture, 2 traversées en ferry et 500 Km à gauche vous tendent les bras.
Ca n’a l’air de rien mais les horaires des bateaux n’ont pas été calculés en rapport et pour avoir une place entre l’Angleterre et Man il faut réserver au moins 6 mois à l’avance ...
 
Pour traverser la manche vous avez le choix entre plusieurs compagnies et villes de départ où le tunnel mais seule la Steam-Packet company relie l’Angleterre à l’île de Man. www.steam-packet.com
Les tarifs sont clairement majorés durant les 2 semaines de la course mais il n’y a pas d’autres choix. Le plus simple est de réserver ce « crossing » en premier en fonction de l’heure à laquelle vous voulez débarquer sur l’île et de caler l’autre par rapport aux kilomètres à parcourir entre les 2. Il y a 2 embarquements possibles : Heysham où Liverpool.
 
 
 
Pour y rester
 
Il y a beaucoup de possibilités d’hébergement sur l’île mais rien de véritablement bon marché si ce n’est le camping. De nombreux habitants profitent de cet afflux de touristes motorisés pour proposer des chambres où même des cottages à louer. www.isleofman.com
Une liste de tous les loueurs est disponible auprès du tourist-office de Douglas mais il convient de s’y prendre très longtemps à l’avance, certains habitués n’hésitant pas à réserver sur place pour l’année d’après …
 
La solution la moins chère est donc le camping bien que le climat de l’île ne soit pas toujours clément (l’an dernier il n’a plus que la nuit et durant une journée durant la semaine de course, correct). Il y a de nombreux sites pour planter sa tente et certains ne sont même ouverts que durant le TT. L’avantage de cette solution est de pouvoir cuisiner un peu à la tente (surtout si un collègue en side vous accompagne et emmène un réchaud …) vous permettant de serrer le budget bouffe.
Les restaurants sont en effet très chers et n’ont absolument rien de gastronomique, les meilleurs rapports qualité/prix vont aux pubs qui vous font en plus profiter de leur ambiance inimitable avec en prime des télés diffusant des images de la course.
 
A savoir
 
Le TT se déroule sur 2 semaines, la première pour les essais et la deuxième pour les courses. Le circuit utilisant exclusivement le réseau routier local, les essais ont lieus tôt le matin où en fin d’après-midi pour ne pas trop gêner la circulation. Le tracé fait une boucle et lorsque la piste est ouverte vous ne pouvez plus la traverser, parfois pour de longues heures. Attention donc à ne pas se faire enfermer car les marshals (commissaires de pistes locaux) sont très strictes sur les traversées.
Ils le sont un peu moins sur le placement au bord de la route et sans pour autant être imprudents  vous pourrez trouver des endroits ou vous mettre pour voir les motos comme vous n’avez osé en rêver sur les circuits classiques ! C’est en cela que le TT est magique.
Voir les pilotes vous friser les moustaches à plus de 200 sur une route où vous étiez avec votre moto quelques minutes auparavant est carrément sidérant ! Surtout que vous avez pu tester le revêtement qui n’a rien d’un billard, plaques d’égouts et mauvais raccords à l’appui !
 
 
 
Sur place
 
 
Le dimanche qui sépare les 2 semaines est appelés le « mad Sunday » (dimanche fou) car le côté montagne du circuit est en sens unique et la police ferme les yeux sur la vitesse.
C’est un peu de la course qui vous est accessible et vous pouvez ainsi tester vos capacités de pilotage. Attention cependant car il sont nombreux et pas toujours  doués ceux qui se prennent pour Joey Dunlop où David Jefferies. Les accidents ne sont pas rares et je ne suis pas certain que votre assurance vous indemnise au mieux sans parler du pire !
C’est quand même jouissif d’ouvrir plein gaz en excès de vitesse manifeste avec la bénédiction de la maréchaussée !!! Nicolas S. ne se remettrait pas de l’ambiance qui règne sur l’île ou la police est souvent partie prenante au spectacle et ferme les yeux sur quelques facéties.
Attention toutefois de ne pas aller trop loin car les témoins sont nombreux et il sera facile de vous « cueillir » à l’embarquement du retour …
 
Pendant 2 semaines l’île ne vit que pour la moto et où que vous soyez ce n’est que 2 roues. Le moindre parking de pub peut abriter des trésors motocyclistes que vous aurez rarement l’occasion de voir sur la route : Vincent, Ariel, Norton rotary, BSA et autres café racer (britishs). De plus les motards sont accessibles pour peu que l’on cause l’english et c’est l’occasion de discuter le bien fondé des gros gicleurs ou de tel réglage de suspension …
 
 
 
Pour les non englishophone il reste l’apéro des français qui a lieue le mercredi soir de la semaine des courses au bout de la promenade de Douglas près d’une petite fontaine. Rare sont ceux qui y ont oublié le jaune, moins nombreux ceux qui ont pensés aux verres, à l’eau et aux caouètes ! 
 
Si vous saturez des motos (ah c’est possible ?) le tourisme « classique » vous tend les bras. Vous pouvez vous rendre à la Laxey wheel, sorte de roue à aube qui servait à pomper l’eau de la mine toute proche. Tentez une montée au mont Snaefell par le funiculaire centenaire, ambiance garantie et un seul arrêt possible … au musée de la moto ! C’est un lieu exceptionnel qui ravira tous ceux que l’ambiance aseptisée des musées traditionnels fatigue. Ici toutes les motos sont dans leur jus et tout un chacun peut y laisser trace de son passage sur des panneaux par le biais d’une photo, carte où bafouille ce qui donne à l’ensemble un côté très « comme à la maison ».
 
 
 
 
Bref il serait très long et difficile de vous faire une liste exhaustive de tout ce que le TT a à vous proposer. La meilleure solution étant encore de s’y rendre.
C’est trop tard pour cette année si vous n’avez pas déjà réservé mais vous pouvez suivre l’évènement grâce à la radio du TT www.radiott.com où encore « TT news », journal qui ne parait que pour 2 numéros, un pour chaque semaine de course.
Il vous suffit d’envoyer un règlement de 4 £ (tarif 2003) à l’adresse suivante : Subscription Department, Isle of Man newspapers, Publishing house, Peel Road, Douglas. Isle of Man IM1 5PZ. N’oubliez pas votre adresse et vous aurez toutes les nouvelles du TT comme si vous y étiez.
 
Tout cela peu paraître compliqué mais ça en vaux vraiment la peine, il suffit de se décider. Le délai de réservation laisse le temps d’économiser de sorte que vous n’avez plus d’excuses !
Si vous avez besoin de plus de délai pour rassembler vos potes, ne perdez pas de vu que le centenaire en 2007 devrait être une édition « grand cru » !
  
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1 novembre 2005 2 01 /11 /novembre /2005 00:00
FLATTITUDE
 
 
 
Martine et Benoît aiment la moto, toute la moto. Même si le garage abrite plusieurs choses récentes, rien ne vaut une bonne vieille allemande et une paire de bracelets aux yeux de nos hôtes. Ce n’est pas moi qui vais les blâmer !
Retour donc sur le 4ème week-end dédié au café racers BMW organisé par nos 2 accrocs du flat-twin.
 
 
 
L’action prends place à Bichereau, petit village de Seine et Marne dans la maison personnelle des organisateurs. Le samedi après-midi est consacré à l’accueil des motards avec apéro et vidage d’œufs d’autruches (véridique). Le jardin est transformé en village de toile et il y a même une (petite) piscine pour les plus chauds … Le dimanche s’articulant principalement autour de la ballade et du restau comme point de chute.
 
 
 
Ici règne une ambiance de proximité que l’on ne retrouve pas dans nombre de manifestations autrement mieux promotionnées. Le maître mot de ce week-end n’est autre que con-vi-via-li-té, on est entre gens de bonne compagnie puisque tous roulent en racer teuton … Benoît souhaite conserver ce type d’organisation en nombre limité afin de faciliter les échanges entre participants et donner à tout cela un petit air de week-end en famille.
 
 
 
Drôle de famille tout de même ! Que du flat classique caférisé à souhait dans la plus grondante tradition.  Tous les types de réalisations se côtoient pour le plaisir des yeux et des oreilles. Réplicas, bitzas, vintage assaisonnées d’une bonne dose d’huile de coude car point de poseurs à Bichereau, que du bricoleur. C’est d’ailleurs l’occasion rêvée pour échanger les conseils magiques et les adresses qui vont bien. Chacun y  va de sa combine pour fixer un compte-tours adaptable où une paire de commandes reculées faites maison.
 
 
 
Une moto ne tourne pas rond et voilà les mains qui s’affairent autour du berlingue (n’est ce pas Serge ?). La synchro n’a qu’à bien se tenir à grands coups de tournevis magique ! L’esprit motard est bien vivant et celui qui a un problème ne mettra pas longtemps avant de se voir donner un coup de paluche.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le repas du samedi soir nourrit les estomacs et fait fortement travailler les zygomatiques car non contents d’être de fieffés bricoleurs certains motards sont également de véritables showmen !
Les aiguilles tournent et il devient vite évident que la nuit sera courte mais profitable tant la vinasse fut gouleyante.
 
 
 
Il fait grand soleil au réveil et la balade s’annonce très bien d’autant que le parcours semble avoir fait l’objet de toutes les attentions.
 
Le départ a quelque chose de grandiose avec tous ces silencieux qui n’en ont que le nom. Ah le son du flat le matin au coin du bois ! On en vient presque à se demander comment font certains pour ne pas rouler constamment suivis par un gyrophare bleu … Réunir autant de café racers BMW le même week-end est déjà une belle prouesse mais la chose prends toute sa dimension lorsque vous vous trouvez au milieu de la meute, carrément jouissif !
 
 
 
Des potes, des virages, de l’angle et de la verdure, tout va bien. Quelques arsouilles plus loin le groupe stoppe pour une bonne bouffe à la française dans un restau qui présente bien. C’est l’occasion pour chacun d’échanger ses impressions et ses anecdotes toutes très réalistes, la bonne foi des motards n’étant plus à prouver. Bref là encore de fameuses tranches de vies fusent dans vos esgourdes ébahies.
De la moto à la finition numérique au racer patiné à grands coups de prise d’angles les détails fusent de toutes parts et on a vite fait de se croire au beau milieu d’un tournage scénarisé par Audiard. Sauf qu’ici personne ne joue, on se contente de vivre et plutôt joyeusement.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Après le café le parking se transforme momentanément en forum de mécanique. Tous les styles (de racers) se côtoient et nul n’est mis à l’écart. Chacun gère son truc à sa façon et personne n’ira critiquer un cligno pas dans l’esprit où un compte-tour anachronique sur une vieillerie catégorie nickel. Le café racer étant par définition une belle partie de bricolage, il est quasi impossible d’en trouver 2 pareils. Chaque bécane est construite au gré des envies et des possibilités de son pilote et c’est bien ce qui fait le charme de la chose.
Les flats à 2 soupapes ne disposant pas de catalogues pléthoriques d’accessoires, le système D est de rigueur et fait naître des racers très personnels. Ils ont tous une bonne dose de vécu qui manque à bien des préparations fleurissant dans les magazines.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La relative rareté des café racers BMW souligne le mérite de martine et benoît qui réussissent d’années en années à faire venir des machines toujours plus sympa. Si vous avez un café racer BMW et que vous ne savez pas quoi en faire, ne cherchez plus, surveillez l’arrivée de septembre, enclenchez la première et passez à Bichereau boire un godet !
 
 
 
 
  
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